Répercussions des abus sexuels

Tu le sais le lundi c’est sessouel.
Mais c’est pas pour ça que c’est marrant.
Tu me diras le sexe c’est drôle, c’est fun, c’est sex quoi.
Mais pas pour tout le monde.
Y’en a même pour qui c’est pas drôle du tout.
Chez qui ça réveille des souvenirs, des images.
Qu’on aimerait bien que ça ait disparu.
Chez qui ça fait mal.
Qu’on aimerait bien que ça fasse du bien.

Je vais donc te parler des difficultés des femmes abusées sexuellement dans leur enfance, dans leur adolescence ou à l’âge adulte.
Attouchements, viol, inceste.
On choisit le terme le plus approprié à son propre cas.
Mais certaines répercussions sont les mêmes.

Les femmes abusées peuvent se répartir en deux groupes :
– celles qui vont se « noyer » dans la sexualité sans plaisir.
– celles qui voudraient mais qui peuvent point. Ouin ouin ouin.

Mais en fait c’est le même processus. Chacun répondant avec sa personnalité, avec les opportunités de la vie.
Chacune la façon de se détruire.
Avec une énorme envie de se reconstruire.
Mais toujours fuir.
Dans le trop ou le trop peu.

1. Honte de son corps

La femme abusée sexuellement a honte d’elle et de son corps.
Elle se sent sale.
Et croit que cette saleté ça se voit.
L’image de soi est négative.
Le rapport du corps face aux hommes est destructuré.
La honte du corps peut amené à des troubles des comportements alimentaires afin de tenter le corps.
Et surtout qu’il ne soit plus désirable.
Anorexie, boulimie.
Abracadabra, que ce corps disparaisse !

2. Difficultés générales

Les difficultés dans la sexualité se placent à trois niveaux :
– au niveau de la rencontre :
Peur de se mettre nue
Dégoût pour le corps de l’homme
Ne plus pouvoir être touchée et ne plus pouvoir toucher
Ne plus acceptée d’être pénétrée
Ou faire l’amour dans le noir.

– au niveau de la prise de risque :
Etre prête à tenter n’importe quel partenaire pour se prouver juste qu’on existe.
Quitte à se sentir salie à chaque fois
Ne pas utiliser de contraception
Prendre des toxiques (alcool, drogues, médicaments) pour oublier

– au niveau de la réponse du corps :
Ne plus lubrifier
Refuser le plaisir et l’orgasme

3. Difficultés à s’engager dans une relation durable

Refus de l’engagement.
Problèmes liés à l’intimité

4. problèmes de couples

Lorsque le couple existe, la sexualité est une corvée
Juste pour faire plaisir à l’autre
Pas d’orgasme
Douleur
Tabous
Pas de relaxation, peur de se laisser aller
Reviviscence de l’abus avec apparition d’images de l’agresseur
Sentiment de revivre la scène puisque le rapport sexuel avec le partenaire n’est pas désiré
Perte de contrôle sur sa propre vie

5. Difficultés à entretenir des relations sociales

Etre abusée c’est avoir été trahie
Ne plus jamais faire confiance à personne
Incapacité à se sentir aimée, protégée

C’est clair, les répercussions des abus sexuels ne sont pas que sexuelles au cas où t’aurait des doutes.
Les répercussions sont psychiques, comportementales, sociales et mêmes physiques.
Rien de telle qu’une psychothérapie pour en sortir.
C’est un travail lourd, plein de larmes et de flashbacks.
Enfin pouvoir en parler.
Enfin pouvoir pleurer sa souffrance.
Enfin régler ses comptes avec son agresseur.
Enfin se sentir propre.
Enfin pouvoir envisager de consolider son couple.
Enfin pouvoir tomber enceinte sans craindre de transmettre ses craintes.
Enfin pouvoir ne plus voir ces images.
Laisser derrière soi.

et passer à autre chose…


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29 réflexions sur “Répercussions des abus sexuels

  1. On parle beaucoup de femme/ fille/ abuser sexuellement certes il faut en parler car ces une chose très grave mais il ne faut pas oublier que certain Homme enfin plutôt garçon sont eu aussi abuser sexuellement, attouchement,f*******n, mais ces sur qu’il y a pas se problème de pénétration à par que l’agresseur sois gai ou une femme (enfin la aussi ces rare).Je ne pense pas que les répercutions sois les même mais il doit avoir quand même pas mal de répercutions, surtout lorsque l’enfant se rend conte de se qu’il a vécu, il doit se demander si il la vraiment vécu, ou alors esse le fruit de son imagination, mal être, etc.

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  2. Basilic: en effet, et cela fera d’ailleurs le contenu d’un prochain article. De prime abord les abus sexuels sur garçons (hormis enfants) sont plus rares. Ou moins détectés.Il y a chez les garçons souvent identification à l’agresseur avec tendance à l’autodestruction ou comportement agressif.j’en reparle.

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  3. je suis venue voir qui soutenait les escargots. c’est freudien les escargots? la coquille comme matrice, l’hermaphrodisme pour l’homosexualité latente tout ça, ouais en fait c’est un peu freudien ;)(j’essaie juste de trouver une cohérence – rien à faire je rationnalise)à bientôt !

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  4. Si le sexe n’étais pas si tabou, est-ce que les abus sexuels et les viols seraient si traumatisant ? jveux dire, si c’est si traumatisant, c’est pas parce que notre société rend tout ce qui se rapporte au sexe tabou, genant, honteux, etc ? enfin bref, j avais une phrase plus claire en tete avant, tempis

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  5. Feo ! Quel plaisir de te voir ici !Mais franchement crois tu vraiment ce que tu écris ? Crois tu vraiment qu’aujourd’hui le sexe soit si tabou ? Regarde bien les films, les émissions, les magazines, les revues spécialisées, le net.. Il y a du sexe partout. De la sexualité, de BDSM, de la zoophilie, du sexe entre mineurs… et j’en passe. l’information est partout, même quand on en veut pas.Ceci dit, l’abus n’est pas tant une question de sexualité que de dominance. Il s’agit de contrôler l’autre, le forcer, le dominer, lire la peur dans les yeux. Les abus ont rarement pour cause le fait de vouloir avoir des rapports sexuels avec la victime, mais simplement de la contrôler. L’excitation que cela procure va faire qu’il va y avoir sexualité.C’est donc très différent.Etre abusée ce n’est pas tant avoir subis des attouchements, avoir été violées.. c’est avoir été niée dans son statut d’être humain, avoir été contrôlée, avoir été forcée. Bref ne plus exister. Etre anéantie.

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  6. Feo: eu desoler mais je t’arrete desuite certe le sexe est encore tabou, mais il le devient de moin en moin et de plus un viole veux bien dire se que cela veux dire, et je ne pense pas que tu apreciera si on te le fait ou qu’on le face a un de tes proche, d’etre force et même parfoit battu pendant que tu te fait penetrer ou qu’on te force a faire une fellation a l’agresse ou alors a pluseur agresseur des gents que tu n’a jamais vu de ta vie, qui te traite de salope et autre pendant que eux se regale a se vider les couille sur toi alors que toi tu n’a rien demander(parfoit la personne agresser et jeune voir tres jeune) alors entre toi et moi je ne pense pas que si cela t’arrive tu aura se genre de propo…

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  7. =)ouais.. c’est vrai que tabou n’est peut-être pas le bon mot,je vais essayer d’être plus claire. Disons que c’est pas le sex en sois qui est tabou, mais chez chacun. on a beau en parler, en voir partout, nous en tant qu’individu on n’a pas envie de se mettre à poil, c’est des parties du corps qu’on ne montre pas. c’est donc une « intimité » (comme on dit dailleurs). Et lors d’une agression sexuelle, d’un viol, en plus de se faire agresser, on nous enlève cette intimité… donc dans ce cas, en plus de ce que t’as décris, j’immagine que c’est encore pire, que y a une honte qui s’ajoute encore, un sentiment d’avoir été mise à nu et complètement exposée, donc d’être plus vulnérable parce qu’on a enlevé tout ce qui protégeait, qu’on a plus rien qui nous cache..wow j’ai vraiment du mal à m’exprimer aujourd’hui.. bon, immaginons une société ou tout le monde se cacherait la bouche par exemple, où la bouche serait la partie du corps qu’on ne montre pas. la, si un agresseur arrive, t’enlève ton voile et te met son poing dans la bouche, ca serait comme un viol dans notre société. or si la meme chose arrive dans notre société justement, ca sera moins traumatisant qu’un viol (je pense)… j’ai conscience de ne pas être claire, mais est-ce que tu vois ce que je veux dire ? ………et à partir de la, je me disais que dans une société ou tout le monde se ballade à poil dans la rue, un viol ou des attouchements devait être moins traumatisant. après, cette « théorie » implique que les agressions sexuelles, surtout viols, soit plus traumatisantes que les autres… et ça tu dois être mieux placée que moi pour le savoir bien sur 🙂

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  8. Une agression, n’importe laquel est traumatisante, et ça qu’on soit au courant du sujet ou pas. Aprés chacun réagit differement, mais ca marque quand meme. Surtout si c’est des actes répétés. Et le pire aprés c’est le comportement ou la réaction des autres quand on brise le silence, ceux qui disent « pff » ou « mais non c’est pas vrai tu mens ca peu pas etre vrai arretes tes conneries » et d’autre encore…Le sexe n’est pas si tabou. Et aujourd’hui les media parle beaucoup de se genre de chose.Sauf qu’aprés on a des gens qui disent « ouais avant yavait rien » si yavait justement mais personne n’en parlé…Encore on peu dire qu’aujourd’hui il y a une prise en charge par rapport aux traumatismes, enfin plus ou moins… Mais de se coté la c’est toujours mieux qu’avant

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  9. ah ben j’ai bien fait de repasser ici.Les tabous sont différents d’une culture à l’autre. En Europe, si on déshabille une femme, elle se cache le sexe. Dans d’autres cultures, elle se cache les seins. Dans d’autres encore elle se cache la bouche, dans d’autres elle ne cache rien. Tout est une question de culture, de religion, d’idéologie.Mais quelque soit la partie qu’on cache ou pas, la sexualité forcée existe. Avec toujours les mêmes traumas. Ceci dit, il y a des cultures (ou des périodes) pendant lesquelles les femmes se reconstruisent mieux (ou au moins en apparence) car soient elles n’ont pas le choix de prendre sur elles (comme pendant une guerre) soit elles sont nombreuses dans le même cas d’où un soutien (comme dans les enlèvements pour mariage forcé). Et puis chacune sa personnalité, son entourage qui fera que certaines s’en sortent d’autres pas, que certaines veulent s’en sortir d’autres pas.Il est clair qu’entretenir le statut de victime n’aide pas et fait perdurer le trauma. Ce que tu dis Féo en gros c’est que si tout le monde pouvait montrer son corps et avoir la sexualité qu’il veut il n’y aurait pas de violence sexuelle. Mais ce n’est que se placer que d’un côté du miroir. Car la liberté de chacun finit là où commence la liberté de l’autre. Pouvoir prendre ce qu’on veut quand on veut, cela revient à dire qu’on ne demande pas l’avis de celui a qui l’on prend. C’est donc chosifier l’individu.

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  10. « Ce que tu dis Féo en gros c’est que si tout le monde pouvait montrer son corps et avoir la sexualité qu’il veut il n’y aurait pas de violence sexuelle. »euh..non, ce que je disais, c ‘est qui si tout le monde se montrait à poil, le traumatisme après un viol serait peut etre moins important, pask’il y aurait pas la honte de se faire désabillé, de montrer une partie de sois qu’on ne montre pas, enfin bref, y aurait ca en moins. mais je ne peut pas l’affirmer, c’était une simple supposition, moi j’en sais rien………… c’est comme les attouchements, un homme te fait des attouchements, c’est à certains endroits. si il te fais des attouchements à l’avant bras, ca sera pas aussi traumatisant que si il te fait des attouchements sexuels. et dans mon histoire, je disai que dans une société ou se montrer nu serait aussi normal que de montrer ses avant-bras dans la notre, un atouchement sexuel serait aussi traumtisant qu’un atouchement de l’avant bras chez nous. c’est l’idée..c’est un peu plus clair…? 🙂 (lol, ca a l’air un peut con dis comme ca…)

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  11. Bonjour Vergi

    Tu sembles mettre sur le même pied les attouchements, agressions sexuelles et les viols…en tous cas vis a vis des répercussions sur la personne….
    J’aimerais bien que tu m expliques le mécanisme qui fait qu un simple attouchement puisse déclencher une partie des symptômes que tu décris dans l article….

    Cordialement

    Sophie

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    1. Parce que ce n’est pasle type de violences sexuelles qui joue mais le fait qu’il n’y ait pas consentement et que cela « touche » des parties intimes, taboues. La peur vient fixer le trauma.

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      1. Merci Vergi

        Je n’ai jamais bien compris comment un simple attouchement avait pu produire chez moi autant de dysfonctionnements….on se sent d autant plus coupable….qu on a l impression que notre souffrance est illégitime….
        Mon psy m’a dit que j avais ete agressé sexuellement mais je n arrive toujours à considérer cet épisode comme une agression ou a un acte grave…..

        Sophie

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  12. Bonjour Vergiberation,
    Ma question rejoint celles de Sophie et Lymphe:
    Comme Lymphe, j’ai l’impression de me reconnaitre dans certains symptômes (y compris des maladies psychosomatiques apparemment souvent liées à des abus ), et comme Sophie j’ai l’impression que l’évènement auquel je rattache ces symptômes n’est pas grave, comme si il y avait un décalage entre mon corps et mon esprit… Est-ce que ça arrive souvent?

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    1. Quasi à chaque fois, car c’est la minimisation des faits et des impacts qui permet de ne pas « exploser ». Et cette minimisation perdure et tant qu’elle perdure il ne peut y avoir réassociation entre corps et psychisme.

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      1. Merci beaucoup pour votre réponse. Et techniquement, comment fait-on pour réassocier le corps et l’esprit ? Parce-que repenser à l’événement ne me fait rien, j’en veux même pas à mon agresseur… L’hypnose peut aider ?

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        1. Non plutot l’EMDR mais tant que l acte ne sera pas perçu comme.destructeur et l’agresseur perçu comme destructeur la reassociation ne se fera pas.

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      1. Comment ça les dissociations prononcés ? Ça veut dire qu’elles sont très jeunes, vu qu’on est très jeune ? Du coup on a des comportements très enfantin ?

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        1. Oui. Et surtout ces dissociations sont très disjointes. Plus ça arrive tôt, plus la destructuration est importante. Mais plus c’est pris en charge tôt, plus c’est facilement « réparable ».

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        2. Merci. Mais ce serait possible que qd ça arrive si jeune , on ne peut pas s’en rappelle la mémoire ne le permet de toute façon pas, et si en plus, on a rien compris à ce que c’était, vu qu’on aurait pas pu, vu que trop jeune pour comprendre. (Bien que je crois qu’on a un doute ) donc en gros on a rien compris , on s’en souvient pas. Ça se peut alors qu’on en souffre pas ? Car si la partie dissociée trouve ça normal , où est le traumatisme ?

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  13. Est il possible que la réassociation corps/esprit ne se fasse jamais malgré la thérapie ? De ne jamais voir son agresseur comme tel ?

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