C’est quoi la solution ?

Certains patients arrivent chez un psychologue parce qu’ils ont un problème qui les gène dans leur vie ou une question à régler et même une décision à prendre.

Ainsi, un jeune homme est venu me voir en m’expliquant que sa compagne était très agressive avec lui et qu’il avait peur qu’elle en vienne aux mains et comme ils avaient prévu de se marier, il me demandait ce que j’en pensais.

Ariane, 40 ans, en fort désir d’enfant venait de tomber enceinte d’un amant de passage et me demandait si elle devait garder l’enfant.

Sonia, 20 ans, avec des parents adorables mais d’un père juif et d’une mère catholique (mais convertie au judaïsme) me demandait comment elle pourrait être acceptée par ses grands parents paternels qui n’acceptaient pas qu’elle ne soit pas une « vraie » juive.

Ces patients n’arrivent pas à prendre une décision, ils attendent un avis extérieur voire qu’on prenne la décision à leur place ce qui leur permettrait de se délier des conséquences. Pourtant parfois la solution est criante. Mais si ils ne la voit pas c’est qu’ils ont leur raison. Ils n’ont qu’à faire une psychothérapie !

Je vous dirais bien que j’ai une réponse à toutes ces questions. Parce que bien sûr je sais ce que j’aimerais répondre… si je n’étais pas en position de psy. Parce moi, être humain, j’ai bien ma petite idée sur les réponses renforcée par quelques années d’expérience en tant que psychologue, mais la psychologue elle, si elle a bien une idée que ce que pense l’être humain, ne dis rien. Et renvoie la patient à son avis propre. Le but du psychologue est de faire grandir ses patients, de les responsabiliser et les rendre autonomes. Même si il ne les voit qu’une fois.

Le patient c’est sa vie, il prend ses décisions dont il est responsable, c’est à dire qu’il en assumera les conséquences quelles qu’elles soient.

En psychothérapie, donc sur du plus long terme, le transfert pousse souvent le patient encore immature à demander au parent de substitution ce qu’il devrait faire ou comment faire.

Ben tiens. Je ne suis pas un parent, le patient a déjà les siens, ça lui suffit en général.

Je suis aussi « celle qui sait ». Ok, je connais les problématiques du patient, ok, j’ai sans doute une idée de ce qui serait plus adapté pour lui, mais ça ne me donne aucun droit à diriger sa vie. Là aussi le but est que le patient acquiert la connaissance sur ces modes de fonctionnement, sur ses conditionnements, sur ses biais cognitifs afin qu’il puisse les pousser du coude et prendre -seul- une décision qui lui paraîtra la plus adaptée à la situation.

Parfois confronté à ses conditionnements, à son Œdipe, aux relations complexes avec ses proches, le patient me demande « Comment je fais ? », « c’est quoi la solution alors ? ».

« Celle que vous voulez à la lumière de tout ce que nous avons dit avant ».

Y a des patients que ça ennuie, que ça énerve même. Y’en a qui s’effondrent, y’en a qui décident (même si ils changent d’avis après), y’en a qui ont envie de m’arracher les yeux, y’en a qui me disent que j’ai raison, y’en a même qui ne me laissent pas le temps de répondre et complètent par un « mais c’est à moi de décider en fait » ou en version plus agressive « mais de toute façon ce n’est pas à vous de prendre cette décision ».

Dans tous les cas leur réaction est informative sur le transfert. Suis-je le « bon parent » ou au contraire celui qu’il faut haïr ? Suis-je le parent qui dit tout ce qui doit être fait, qui dit ce qui une vérité, auquel il faut obéir, qu’on ne peut remettre en question ? Suis-je le parent contre lequel on ne peut s’opposer, celui qui punit si on n’est pas d’accord ? Suis-je le parent idéal, celui qu’aurait tant aimé avoir le patient et qui donne la bonne direction ou le bon mode d’emploi ? Suis-je parent admiré sur son piédestal qui n’a jamais tort, qui sait toujours tout mieux que les autres ? Suis-je le parent tant haï contre lequel il faut se rebeller, celui qui ne cherche qu’à faire du mal ? Suis-je le parent qui doit maintenir le patient dans un état infantile ? Suis-je le parent qui nie l’existence même du patient ? Qui suis-je pour toi patient qui vient me demander ce que tu dois faire ?

Qui suis-je donc pour toi qui est prêt à me donner tout pouvoir sur ta vie ?

Toi qui vient me consulter en espérant que ma réponse t’empêchera de te tromper de chemin, t’empêchera de souffrir et de te confronter aux réalités de ce monde ?

Savoir ne t’empêchera pas de prendre parfois la mauvaise porte, savoir ne t’empêchera pas de faire de mauvais choix. Mais tu sauras pourquoi et tu auras la force de t’y confronter et de recommencer ou de commencer autre chose.

Chez le psy tu trouveras des réponses mais sans doute pas celles que tu attends. Mais il y a une réponse que tu auras à chaque fois, c’est que toi seul est responsable de ta vie. Et si il y a des contraintes c’est parce que tu veux les considérer comme telles, c’est ton droit, mais c’est ta vie, toi seul à LA réponse.

question_header.jpg

 

 

Publicités

41 réflexions sur “C’est quoi la solution ?

  1. J’espère quand même que le jeune homme a été capable de prendre la bonne décision et que sa compagne finira sa vie toute seule,sinon il en assumera les conséquences

    J'aime

  2. Salut 🙂 … »En version plus agressive « mais de toute façon ce n’est pas à vous de prendre cette décision « . Cette phrase m’a fait rire car j’imagine trop ce genre de patient qui fait genre!
    Moi, je serais du genre à dire à ma psy qu’elle a raison tout en m’effondrant à l’intérieur sans rien montrer (j’ai encore bcp de boulot lol).
    Sinon super l’article …j’ai bcp aimé cette phrase : »Qui suis-je donc pour toi qui est prêt à me donner tout pouvoir sur ta vie ? », je n’avais jamais vu les choses sous cet angle!

    Aimé par 1 personne

  3. Bonsoir,
    Est il possible que ces personnes qui viennent simplement pour une séance, juste pour trouver une solution à un problème précis, veulent simplement qu’on les responsabilise justement ? Je me dis qu’en général les personnes qui vont voir un psy savent qu’il est neutre et qu’ils peuvent tout lui dire sans être juger.
    Et le transfert n’est pas forcément mis en œuvre des la première séance, non ?

    J'aime

    1. Pour certaines personnes le transfert est immédiat du fait du rôle attribué au psy: celui qui sait, celui qui lit les esprits, celui auquel on demande…
      En général ces patients viennent parce qu ils n arrivent pas à prendre la décision, ils oscillent trop et cherchent un avis extérieur ou un avis de plus ou un avis d’expert. Ils n’écoutent pas ce que leur dit leur psychisme, ils veulent des décisions rationnelles. Comme si l’être humain était rationnel… lol

      J'aime

      1. 😁 lol
        C’est peut-être d’ailleurs quand on veut toujours rationalisé qu’on se fait mal parce qu’on ne s’écoute peut être plus…

        J'aime

        1. En faite, si je comprends bien, toute personne qui prend un rendez vous avec un psy dans le but que celui-ci lui apporte une réponse, est déjà, automatiquement, dans le transfert.

          J'aime

        2. Pas qu avec le psy, avec les amis aussi si on leur en parle. C’est une position immature par nature qui poisitionne en enfant face a l’adulte/parent qui sait.

          J'aime

        3. Cela voudrait il dire, qu’en réalité être adulte serait ne plus attendre qqch de l’autre ? Ne plus avoir besoin de conseil, etc…? Et être clair avec ce que l’on veut ou pas.

          J'aime

  4. Merci pour cet article ! Cela me conforte dans ma décision !
    « Savoir ne t’empêchera pas de prendre parfois la mauvaise porte, savoir ne t’empêchera pas de faire de mauvais choix. Mais tu sauras pourquoi et tu auras la force de t’y confronter et de recommencer ou de commencer autre chose. »
    Aujourd’hui, je lui ai parlé de mon attachement à elle …
    J’ai décidé de laisser ma thérapie en pause juste pour oser avancer seule … tout en sachant comme elle dit: « cela lui est égal que je lui téléphone dans deux jours, une semaine, un mois …  »
    Prendre du recul … pour mieux avancer
    A plus ….

    J'aime

  5. C’est marrant, en lisant le titre j’imaginais autre chose : pour moi, le « c’est quoi la solution? », c’est plutôt l’équivalent du « comment? ».
    Je m’explique : le/la psy fait prendre conscience de ce que créent ses propres comportements.
    A chaque fois que je fais cette découverte, je me dis « ah! un pas de plus! » et tout-de-suite après « bon d’accord, mais maintenant comment je fais? »
    Et j’avais assisté à une conférence l’an passé donné par Carlos Tinoco qui disait que la question de tous les patients, c’était « comment? » (comment s’en sortir, comment changer…etc) et que c’était une question impossible à répondre pour le psy.
    Chaque cas est particulier et des fois entre la situation actuelle et le changement, il y a l’épaisseur d’une feuille de papier de cigarette. Et seul le patient peut enlever cette feuille aussi fine soit-elle.
    Eh bien, malgrè tout, même en le sachant, souvent je bute sur le comment… jusqu’à ce que des fois la solution vienne de manière inattendue ou surprenante 🙂

    J'aime

      1. Je ne comprends pas : pourquoi « pourrait répondre »?
        Si le but est bien que le patient s’autonomise, il doit donc faire le chemin de trouver ses réponses, et le psy est là pour que le patient apprenne qu’il est capable de faire seul. Donc ce serait plutôt le contraire, le psy est là pour ne pas répondre.

        J'aime

  6. Bonjour,
    Je trouve cet article très juste.
    Pour ma part, les 6 premiers mois de ma thérapie ont été assez tendu. Je faisais ma rebelle (à 35 ans à l’époque) en me disant que la psy n’avait pas son mot à dire sur ma vie, je ne lui ai d’ailleurs jamais demandé son avis directement sur telle ou telle situation. Du coup je refusais son analyse et je m’empêchais ainsi d’avancer. J’estime que ma vie m’appartient et que c’est à moi de faire mes choix et que personne n’a le droit de décider à ma place sinon j’aurais l’impression de ne pas exister.
    Avec du recul je comprends qu’au début de ma thérapie je me comportais exactement comme face à mon père avec qui il était impossible d’avoir ses propres opinions, (surtout qu’elles étaient souvent différentes des siennes) qu’il voulait toujours tout diriger, surtout ma vie. Depuis mon enfance, j’ai continuellement été en conflit avec lui pour sauver un peu de ma liberté. Mon travail maintenant est d’apprendre à laisser une porte entre ouverte pour ceux qui me veulent du bien. Ce qui n’a rien d’évident pour moi.

    J'aime

  7. J’ai mis 2ans pour vraiment passer en mode positif dans ma thérapie. Il m’a fallu tout ce temps et une phrase de ma psy pour enfin basculer dans une autre relation, une relation vraie entre humain.
    En fait, il a fallu que j’accepte et que je me confronte à beaucoup de souffrance; et je voulais pas m’en rajouter en prenant le risque de m’attacher en plus à ma psy. J’avais très facile de prendre pour la bonne mère une personne qui est gentille, bienveillante et un temps soit peu à mon écoute. Je savais trop ce que c’était de s’attacher sans rien recevoir en retour, et être en plus ensuite abandonnée et/ou rejetée .Donc là hors de question que ça arrive, je sais trop la souffrance que c’est quand ça s’arrête ou que finalement je me suis trompée! Donc j’ai lutté; la psy faisait partie intégrante de la pièce comme un meuble, comme un robot; je n’avais d’elle que la représentation mentale que je m’en faisais. Et plus ça avançait plus j’étais obligée de lutter; malgré ça, j’arrivais à avancer parce que je ne voulais pas la décevoir; je ne voulais pas voir son côté obscure si jamais je ne répondais pas à ses attentes que je m’imaginais évidemment. Mais plus j’avancais , plus c’était devenu dur de lutter. Et puis, un jour où j’allais bien , je me suis vue assise là dans ce fauteuil recroquevillée, tête baissée jusqu’à presque faire toucher mon nez au sol(parfois j’ai l’impression que ma tête se détache et me regarde de l’extérieur😱; c’est souvent un regard assez méprisant et négatif); et l’image était en total décalage avec ce que j’étais en train de dire qui était plutôt positif et avec le sourire. Ça m’a mise en colère de voir cette image, je ne voulais pas de ça. Évidemment qui a pris? La psy!  Cette image m’a minée pendant plusieurs séances; on en a parlé et puis, elle m’a dit dans le texte  » c’est toujours grave de venir ici? Ça ne peut pas être léger et drôle? » Très vexée dans un 1er temps parce que comme d’hab’, j’ai tourné  la phrase dans le sens qui me dévalorise parce-que pour moi, ça ne peut être que comme ca; en gros, je suis lourde, pas légère et pas drôle. 

    Et puis, apres reflexion, c’est comme si le fait de voir mon image et les mots de la psy, ca avez fait sauter un verrou; comme si je m’etais autorisée à rentrer en relation mais dans une relation humaine, non robotisée. Plus vrai. Toute les relations ne sont pas comme celle que j’ai eu et que j’ai encore avec ma mère. Elle ne sont pas que souffrance et que dans un sens ou dans la domination. Tout le monde ne fonctionne pas comme elle.

    On a beaucoup travaillé dessus. J’y suis revenu encore et encore mais avec une attitude physique beaucoup plus assumée, assise au fond de mon fauteuil, la tête relevée( le regard toujours baissé 😔), mais surtout je suis bien plus à l’aise; comme un poids qui s’est enlevé de mes épaules. Comme si je pouvais maintenant dire sans avoir peur de sa réaction. J’ai encore beaucoup de travail à faire; un transfert en cache un autre ( ou peut être est ce le même mais sous un autre versant!)mais je me sens plus libre de dire. Je me rend compte que je m’enferme moi même quand je ne dis pas. J’ai aussi plus l’impression de me sentir en sécurité lors des séances donc je m’autorise plus à ressentir. Chose qui m’était impossible il y a quelques temps. 

    Maintenant, à chaque fois que je ressens quelque chose vis à vis d’elle, je me pose la question et je lui en parle. Je vois qu’elle même a changé mais probablement parce que moi même j’ai changé. Comme un miroir! En fait je crois que c’était moi le robot! Elle ne faisait que me renvoyer ce que je lui montrais.

    Aimé par 1 personne

      1. D’accord..Mais quand on sent que le psy « n’apprecie » pas trop d’en parler? J’essaye parfois d’obtenir des informations mais ça agace ma psy et je me vois mal lui dire que c’est important, c’est comme si je lui disais comment faire son métier non?
        Peut-être aussi que je me positionne comme une « enfant » qui a peur de demander, en gros il y a transfert et contre transfert : la psy se comporte comme un parent qui a le tout pouvoir mais elle ne se rend pas compte. Dans ce cas, c’est à moi de devenir adulte pour changer son attitude?

        J'aime

        1. Ce que tu sens ne relève peut être pas de la réalité mais du transfert. Ne rejoues tu pas ce que tu as déjà vécu ? Si c’est important pour toi de comprendre tu dois l’exprimer. Mais comme je l’ai déja dit ailleurs savoir des concepts n’aide pas nècessairement a avancer c’est comme savoir qu’on a la grippe, ok tu sais ce qui te rend malade mais le savoir ne te soigne pas…

          J'aime

    1. C’est dingue comme je me retrouve dans ton témoignage Juste moi.
      Ca me fais bizarre de lire ca, j’ai réagis de la même manière avec le psychologue je crois. Je ne suis donc pas la seule. Ca peut s’expliquer comme je vois?. tu as pu bien comprendre, moi j’avais pas compris les choses comme ca. Je ne voyais que le mal que je vivais. Et j’ai arrêté la thérapie 😦
      J’ai été aussi dans le négatif dans ma thérapie presque un an.J’ai même eu l’impression de le manipuler. Je m’en rendais compte après, ca me rendais mal. Ca me marque encore maintenant, je crois que je dois être trés mauvaise au fond de moi. J’ose même pas imaginé son contre transfert du coup!
      Puis qd j’en ai parlé et que j’ai enfin eu confiance et que j’étais bien en séance, j’ai jms pu retourner au rdv après et ca va faire un an. Et j’ai envie d’y retourner, mais j’ose pas. J’ai peur. Peur des risques. Je ne me sentais pas libre, comme sous emprise, j’ai peur de revivre ca et de pas savoir en sortir.
      Peur d’être bien peut être? Pcq j’étais bien en séance qd j’ai arrêté.
      Ca fait quoi alors de sortir du mode « robot » en thérapie? Qd je lis ca, je me dis que ca doit être une belle avancée, non?
      Si je peux me permettre de poser la question, cette peur d’être abandonné, déçue si on « s’attache » elle est fondée? Elle a évolué comment qd tu t’es sentie en sécurité en thérapie?

      J'aime

      1. Quelqu’un m’a dit un jour qu’il fallait oser prendre des risques parce que si on n’ose pas, on reste immobîle. Et puis il faut réfléchir aux risques réellement encourus. Il a fallu du temps et de la patience à ma psy pour que je sorte de ma coquille et que je prenne le risque d’accepter ce lien. C’est encore tout frais mais j’ai vraiment la sensation que quelque chose s’est modifié dans mon travail avec elle. Je n’ai pas assez de recul pour savoir si ça a modifié quelques choses dans mon quotidien. Ma peur de l’abandon était légitime mais plus justifiée. C’est le pourquoi de cette peur que je travaille aujourd’hui et depuis 2ans au final. Mais des « parce que » j’en ai mille! je m’autorisais pas forcément à vraiment regarder. Je pouvais en parler mais sans voir ce qui se passait en moi. Aujourd’hui, concrètement, je suis envahie par des images, des moments de mon enfance que j’avais mis de côté, aux oubliettes. Je suis aussi envahie par les ressentis qui vont avec qui sont plutôt durs à digérer et éprouvant tellement je ressens à travers mon corps et parce que beaucoup de choses arrivent à la fois. Mais le travail fait depuis 2ans permet de mieux gérer cet envahissement parfois déroutant. Comment c’est possible d’avoir oublié le quotidien de l’enfant qu’on a été? Comme si tout avait été écrasé et que maintenant les images reprenaient forme 3D.
        Il y a aussi les rêves qui ont changé. J’ai rencontré pour la 1ere fois mon enfant intérieur qui m’a dit  » j’ai peur  » avec un regard vraiment évocateur; je sais que ça paraît dingue mais même en l’écrivant, je revois et ressens cette image de mon rêve et je suis persuadée que c’était moi enfant ( cet enfant a dit avoir 5ans)qui me parlait à moi même. Et j’ai pris ce petit enfant dans mes bras pour le rassurer et je me suis réveillée. Un peu perturbée, ça paraissait tellement étrange.
        Le fait de lire beaucoup m’a aussi permis de mieux comprendre mon fonctionnement et celui des autres, pour apprendre ce que je n’ai pas appris; mais au final, je retrouve beaucoup de choses travaillées en thérapie mais le fait de le lire me rassure et me conforte dans mes choix mais aussi me renvoie à d’autres portes parce que les précédentes n’étaient pas les bonnes. Et notamment vis à vis de mes parents. Je me suis trompée de combat avec eux. J’ai le droit d’être en colère, j’ai le droit de leur faire savoir que leur comportement, leur mot, leur silence, leur absence m’a fait du mal. Je sais qu’ils ne l’ont pas fait volontairement, ils ont fait ce qu’ils ont pu avec ce qu’ils étaient, que ce n’était pas contre moi ou à cause de moi s’ils n’ont pas su ou pu être autrement, mais j’ai besoin qu’ils entendent la souffrance que ça a engendré. Je leur en veux de ne pas avoir regardé à l’intérieur de leur famille parce que bon nombres de besoins n’ont pas été vus, compris, et comblés. Et ça m’a blessée, ça a impacté ma vie d’hier et d’aujourd’hui.
        Ce qui m’a le plus apaisée et je pense, ce qui a aussi débloqué la situation avec la psy, c’est de comprendre que je n’étais pas responsable du comportement de ma mère. Si elle est telle qu’elle est, ce n’est pas contre moi, ce n’est pas moi qui est provoqué sa façon d’être; le jour où j’ai compris que je n’étais pas à l’origine du fait qu’elle m’est mal aimé, je me suis sentie apaisée. Je peux penser à ma mère sans haine. Je ressens toujours de la colère mais une colère plus juste. Malgré ça, j’ai besoin de me sevrer d’elle. Dès que je me sentirais plus forte et encore plus apaisée, plus en sécurité avec moi même, je lui expliquerai ce que j’ai ressenti face au manque de considération de mes besoins.
        Il a fallu que j’accélère pour pouvoir avancer avec mon père. J’ai pu lui dire certaines choses en tête à tête, lui parler de mes souffrances sans avoir peur de sa réaction. Lui est resté silencieux mais il n’a pas nié, ni minimisé et n’a pas essayé de se dédouaner. La conversation a été bien differente des 3 ou 4 de cette dernière année. Il a beaucoup parlé des siennes actuelles, sa peur de mourir et ce qu’il voulait pour lui après son départ . Aujourd’hui, la relation est apaisée; si la maladie nous laisse le temps, je pense que nous aurons la possibilité de discuter à nouveau. J’aurai eu besoin d’entendre des mots de compassion, d’empathie. Mais lui non plus ne sais pas les dire.
        Quand à mon agresseur, je crois que c’est là que je note le plus gros changement en thérapie. J’arrive à aborder le sujet de manière différente, avec un ressenti mais surtout une justesse dans les mots, dans l’intonation de la voix ( et ça c’est nouveau!) et encore une fois avec des images plus claires. Ce qui a permis de lever encore un peu plus le poids de la culpabilité.
        Je pense que je me sens plus libre de parler même de m’opposer ou de dire ce que je veux moi ou ce que je ne veux pas même si ma psy ne semble pas avoir le même point de vue.
        Alors Lysavie, j’espere que tu pourras trouver la force en toi de poursuivre ton chemin avec une tiers personne parce que la vie prend un autre sens avec un fardeau plus léger.
        Et je ne pense pas qu’on soit mauvais, c’est juste l’image que l’on nous a transmis de nous de laquelle il faut réussir à se détacher. Mais c’est un autre défi! pourquoi ne pas parler de justement de ton ressenti comme tu nous l’a décrit avec ton psy ou un autre? Qu’as tu à y perdre? Qu’as tu à y gagner?
        Je sais qu’il n’y a pas de longueur limité, alors je ne suis pas désolée pour la longueur.😜
        Ps: Ah et puis, il y a aussi la reprise du sport qui a changé la donne je pense.💪mais c’est une autre histoire!😆

        Aimé par 1 personne

        1. Ah discuter avec son enfant intérieur et le prendre dans ses bras… Combien de patients m’ont dit « mais c’est dingue, ce n’est pas possible, si je raconte ça on va m’interner ! ». Lol Et si c’est possible et on peut même plus que cela… Le psychisme est tellement puissant.
          Quant à ne plus se sentir fautive de ce qui t’es arrivée, je t’en félicité car c’est un chemin difficile face aux phrases répétées par les patients en général qui ont si bien intégrés qu’ils y sont pour quelque chose et qu’ils l’ont bien cherché tout cela. En prendre conscience est une chose, en faire quelque chose en est une autre. Tu as passée le cap, c’est génial.
          Je ne sais pas ce qu’est « être mauvais », cela peut être l’image qu’un parent a renvoyé. Ca peut être aussi la vérité face à la Société j’en conviens, mais la norme d’un moment n’est pas celle du temps passé ou futur.

          Aimé par 1 personne

        2. Merci juste moi, je sais pas pourquoi mais ca me fait du bien de voir qu’il y’a des personnes qui arrivent à avancer. J’aimerais en arrivé là. Moi je suis bloqué. Bloquée ds ma tête et bloqué par mon entourage, surtout mon mari qui refuse que je consulte le psy que je voyais. Il m’a vu trop mal avec la thérapie, il veut me protéger.
          Qu’est ce que j’ai à perdre à en parler? J’ai tellement réagis fort à la dernière séance, j’ai trop peur que ca recommence.
          Ca ressemble un peu à réconforter son enfant intérieur comme tu le décris. J’ose pas en parler, comme le dis vergiberation, j’ai l’impression d’être folle. j’en ai juste parlé à ma psychiatre pour être sûr que je ne sois pas dangereuse ds ma tête. J’ai eu peur qu’elle m’hospitalise d’urgence pour folie. lol Ca n’avait pas l’air de la choqué, elle m’a même pas mis sous médicaments. Elle m’a juste demandé si j’avais pas l’impression que ca venait d’une autre personne. Mais pas du tout, c’était de moi, mais c’était hyper fort en émotion. C’est comme le retour de qqch dans la tête et dans le corps mais du passé. C’était comme si je pouvais ressentir ce que la petite fille a ressenti émotionnellement à ce moment.( Après les abus en fait. Juste après. On est vraiment, mais vraiment, mais VRAIMENT mal après…. ) J’aimerais vraiment en parlé au psy que je voyais à l’époque, pcq c’était en lien avec ce qu’on avait parlé la séance qqs jours avant. Mais j’ose pas, je ne veux plus revivre ca. Mon cerveau va griller je pense !
          En plus c’est bien de réconforter son enfant interieur, mais et quoi après? Faut la laissé là? pcq y’a encore pleins de choses horrible qui vont arrivé!! Et ca arrivera. Je me suis sentie bloquée. C’est horrible en fait.
          J’ai aussi fait des rêves comme ca de moi petite, et c’est dingue pcq c’était hyper angoissant au reveil, mais après un ou deux jours j’ai senti mon niveau d’angoisse chuté d’un coup, comme si j’avais compris qqch. C’est suite à mes réflexions sur un transfert que j’ai fais avec ce psy que j’ai fais ce rêve. enfin ce cauchemard. C’est fou, je suis donc pas la seule? Ca s’explique en fait. ca me rassure.
          Donc se sentir si mauvaise avec son psy c’est du transfert? Ca fait des mois que je cherche en quoi je suis si mauvaise, je le croyais vraiment. Pcq c’est qd même ma réaction. Et ca n’aide pas pour avoir un bon lien thérapeutique dans ma tête.
          Tu es même déjà arrivé au point de te confronté à tes parents. C’est vraiment courageux 🙂

          J'aime

        3. Lysavie, c’est vrai que ça rassure de voir qu’on est pas seule dans des situations analogues.
          Je ne me suis pas sentie mauvaise face à ma psy; je ne crois pas avoir eu un attitude irrespectueuse mais je lui disais clairement ce que je ressentais quand elle faisais ou disais ou sous-entendais telle chose. Je pense avoir été extrêmement négative. Mais pas mauvaise. Je trouve que c’est dure de dire que tu es mauvaise. Mais c’est ton ressentie, alors pourquoi te sens tu mauvaise face à ce psy? Si celui là ne te convient pas pourquoi ne pas changer?

          Je n’aime plus parler de confrontation avec mes parents. Je pense que ça n’aurait jamais du être une confrontation. Je les ai rencontré pour dénoncer mon frère. Et eux, face à leur propre culpabilité, leur incapacité de se remettre en question, leur déception face à leurs failles, ils ont transformé ça en confrontation. Ils ont nié, minimisé mon ressenti, ils ont essayé de se dédouaner, de se défiler, de me culpabiliser et la phrase qui tue » qu’en dis ton frère? » Comme si ma parole n’avait pas de valeur, ni ne pouvait être cru. Seule celle de mon agresseur était crédible. Mais même si je suis restée forte devant eux, j’ai été détruite par les différentes rencontres qui ont eu lieu et les échanges de mail. Ça a été très dur parce-que au delà du fait qu’ils réagissent normalement défensivement la 1ere fois, en aucun cas dans les échanges suivant ils n’ont changé de discours. Aucune compassion, aucune bienveillance, aucune empathie. Pas un mot sur ce que j’avais pu vivre ou ce qui c’était passé. Rien. La seule chose qu’ils voulaient entendre, c’était qu’ils n’avaient pas été de mauvais parents( ce sont leurs propres mots, pas les miens) et qu’il fallait que je rentre dans le moule. Je pense qu’il était important que je dénonce mon agresseur mais j’aurai pas du répondre aux autres sollicitations parce que malheureusement leur dysfonctionnement ne permettait pas de réagir autrement. Et moi même je ne savais pas vraiment quoi en attendre. Du coup, je me suis trompée;j’attendais qu’ils prennent mon frère par la peau du cul et le dégage de la famille. Sauf qu’avec le temps, j’ai compris que c’est à moi de lui demander des comptes. J’attends de mes parents qu’ils entendent ma souffrance par rapport au fait qu’ils ne m’aient pas protègé, qu’ils n’aient pas su regarder, voir, écouter, recueillir ma parole, mes colères, mes changements physiques et vestimentaires,… qu’ils n’aient pas vu ma souffrance tout simplement. Ils étaient trop occupés à essayer de se protéger eux, de maîtriser leur propre blessure, de peaufiner leur image vis à vis des autres parce qu’ils n’existaient qu’à travers le regard des autres. Nous n’étions que des outils pour leur réussite, pour pouvoir être à la hauteur (de quoi? De qui?)et pouvoir lisser la carapace de perfection dans laquelle ils étaient enfermés.
          Je me rend compte aujourd’hui que ce ne sont pas de mauvaises personnes mais des personnes ayant étaient des enfants certainement blessés aussi qui n’ont pas étaient écoutés non plus. Ça n’excuse en rien leurs agissements mais ça explique; ça permet d’être plus juste. J’ai fait aussi pas mal d’erreur par reproduction de schéma au début de ma carrière de maman. Et je me rend compte des dégâts que cela a sur mes enfants. Comment réparer? Je pense en accueillant le ressenti de l’enfant, ça sera déjà beaucoup.

          Pour ce qui est des violences elles mêmes, c’est bien plus compliqué. Comme tu le dis toi même, Lysavie, j’ai la sensation que je vais mourir une 2eme fois si je raconte( oui je sais Vergi je suis pas morte mais c’est l’impression que ça me donne!😉) . Et puis comment raconter ça? Comment pouvoir utiliser des mots pour dire, des mots presque aussi violent que les actes? Et puis cette impression que ça va donner une certaine réalité aux faits. Et puis la honte de raconter ! Pas honte vis à vis de ma psy mais vis à vis de moi, de m’entendre raconter.
          L’histoire de la balle de tennis ma beaucoup fait réfléchir. Je sais qu’aujourd’hui c’est l’onde de choc que je veux stopper complètement parce qu’aujourd’hui, c’est pas ce que mon agresseur m’a fait subir qui m’empêche de vivre, c’est ce qui en a découlé tout au long de ma vie. Deja le fait que ma famille sache, me permet de ne plus avoir à me cacher derrière un écran de fumée quil fallait sans cesse maintenir hermétique! Me confronter à mon agresseur viendra mais quand j’aurais totalement pris la mesure du mal qu’il m’a fait. Pour qu e lui même entende et sache la souffrance que les impacts ont eu sur ma vie. Je commence à peine à pouvoir m’autoriser à le traiter comme mon agresseur et non comme mon frère adoré. Je me dis encore trop souvent « le pauvre, je peux pas lui faire ca ». Avec le fait de lever petit à petit la culpabilité, je découvre l’emprise immense qu’il avait sur moi. Mais déjà bien avant les faits.
          Enfin tout ça pour dire que je pense qu’il faut prendre son temps avec la thérapie. Si c’est pas aujourd’hui que ça se débloque ça sera demain. Mais il faut s’accrocher. Je sais que ma route est encore longue mais je vois depuis peu le chemin parcouru. D’ailleurs, et après j’arrête de vous saouler😜, ce blog et ses commentaires/ témoignages ont été une vraie bouée de sauvetage. Et il m’a permis de partager ( il me permet encore!😊) et d’apprendre.
          Et c’est important je pense de pouvoir se sentir comprise par des personnes ayant le même vécu. On se sent moins isolé !

          J'aime

    2. Merci beaucoup pour ton témoignage Juste Moi, je me reconnais énormément dans cette situation comme lysavie, je vous admire pour le courage que vous avez eu d’en parler a votre psy.
      C’est rassurant de savoir que je ne suis pas seule à vivre ma thérapie de cette manière.. (Le nez par terre 😉 )
      Ça fait seulement qulques mois que j’ai commencer ma thérapie, au tout début j’avais l’impression de vivre une relation humaine, vivante, dans l’échange, mais j’ai très vite eu la crainte de m’attacher, j’ai espacer mes séances.
      Là ça fait quelques semaines que j’ai le sentiment de l’instrumentaliser, je pense que c’est le terme,(Comme je l’ai fait avec toi Vergi par e-mail, avec ma mère aussi quand j’étais plus jeune), elle fait partie de la pièce, du refuge que je me suis fait de son cabinet.
      Je lutte contre mes sentiments, le seul moyen que j’ai trouver c’est de ne pas la considérer en tant qu’humain, de me couper de mes émotions, je l’avoue c’est la facilité. Je trouve mon comportement ignoble depuis que je m’en suis rendu compte, ça me fait penser aux pervers,
      je n’ai pas eu le courage de lui en parler, j’avais l’impression de la trahir, j’avais honte et elle l’a fait avant moi..
      Du coup, j’angoisse d’y retourner. Si je n’y retourne pas c’est un manque de respect, c’est continuer à la prendre pour un « objet » et je ne veux pas, mais si j’y retourne je vais devoir me confronter à elle, au comportement inhumain que j’ai eu, à mes émotions, mes souffrances, à moi.

      Aimé par 1 personne

        1. Tu connais la chanson « Human » ? Il chante « I’m only human after all, don’t put the blame on me » (je ne suis qu’un humain après tout, ne me blâmer pas).
          Il n’y a pas de monstre il n’y a qu’un humain qui se regarde ou qu’on regarde comme tel.

          J'aime

  8. Bonjour,
    Je me posais la question suivante : si dans notre enfance nous avons des parents défaillants et qu’aucune autre personne (amis de la famille, oncle tante grand frère etc…) n’a joué de rôle de modèle au cours de notre vie jusqu’à l’âge adulte, éprouve t-on du coup un manque et c’est ce qui fait que l’on peut avoir une certaine immaturité puisque personne de stable n’a été présent pour nous donner de solides bases nécessaire pour affronter la vie ?

    J'aime

      1. Est ce que dans ce cas de figure, on peut dire que plus le temps s’est écoulé avant d’entamer une thérapie et plus la thérapie sera longue ? Je m’explique, je n’ai pas eu de possibilité de resilience donc je me suis construite toute seule en me forgeant un caractère dur et une carapace bien épaisse. Je n’ai jamais rien exprimé, j’ai toujours tout gardé pour moi, j’ai avancé dans la vie comme j’ai pu. Sur le tard à 35 ans j’ai décidé d’aller consulter et ça fait maintenant plus de 5 ans que je suis une thérapie avec une psychologue clinicienne. On a bien déblayé le terrain mais le chantier est loin d’être terminé, d’où ma question…

        J'aime

        1. non ça dépende de l’épaisseur de la carapace et de la possibilité de trouver facilement ou pas comment la percer puis la faire exploser. Et ça c’est chacun pour soi sur le coup. Dans des cas « difficiles » le plus gros est déblayé en 3 ans environ après il faut aussi abattre les petits arbres derrière les grands !

          J'aime

        2. Je ne comprends pas votre phrase « et ça c’est chacun pour soi sur le coup ».
          Mince mon terrain doit être très boisé. .. lol pourtant j’y bosse dur.

          J'aime

        3. Merci pour tes réponses et de nous permettre de nous exprimer sur ton blog. J’en profite donc pour faire passer un message d’encouragement à tous et celles qui sont en thérapie. C’est une aventure, au combien douloureuse mais on en ressort tellement grandi que ça vaut la peine de se battre !

          J'aime

  9. Après 3 ans de thérapie, pour me souvenir, au cas où un jour j’oublie, que je suis le capitaine de mon bateau, libre et responsable de mes choix, je me suis fait tatouer une ancre .

    « Vous êtes le capitaine de votre bateau » est certainement la phrase que mon psy m’a le plus répété. Aux pires moments de cette période, il m’est arrivé de lui demander jusqu’à quoi faire de mes week end! Evidemment, il ne m’a jamais donné l’adresse d’un resto, ou conseiller une soirée salsa!! Je le détestais alors de me laisser dans un total désarroi!

    c’est une des réponses que j’ai eu sans la demander, et finalement une des plus libératrice: des solutions il y en a toujours plusieurs. A chacun de les voir et de choisir la meilleur pour soi.

    J'aime

    1. Bravo, c’est tout à fait cela ! Par contre, beaucoup de personnes pensent qu’elles sont le capitaine de leur bateau mais coincées dans leurs problématiques et/ou leurs conditionnements en fait elles ne le sont pas.

      J'aime

  10. Bonsoir Vergi 🙂
    Merci pour cet article…J’aimerais vous poser une question donc peut être une solution lol mais ce n’est pas la même chose …
    Mon problème est le suivant : J’ai sans cesse peur de perdre mes proches. Je pense avoir toujours été très angoissée depuis enfant. Par contre, en grandissant ça s’est accentué. J’ai réussi à le garder(cacher) et j’arrive encore mais ça s’est encore plus accentué au début des années adultes (20 ans, aujourd’hui j’ai 24 ans), au moment des « séparations » (frères et soeurs qui partent vivre ailleurs, et moi même je partirai bientôt). Bref, mes parents vieillissent et j’ai extrêmement peur des maladies. Je tremble souvent de terreur et ces « crises de panique » durent souvent plusieurs jours. Je pense avoir très peur de la mort et de la souffrance d’une manière générale tout simplement. En attendant, je ne vis pas car je suis sans cesse anxieuse.

    Je suis une psychothérapie analyse et comportementale depuis 3 ans. Je règle bcp d’autres problèmes, c’est super mais la peur reste là. Ainsi j’aimerais vous demander si vous me conseilleriez une autre méthode complémentaire (hypnose par exemple). Ce problème m’empêche même d’avancer plus rapidement en thérapie car j’ai également très peur pour ma psy, même en en parlant..:(
    Je vous remercie beaucoup pour votre blog, il me détend bcp…

    J'aime

    1. Non l’hypnose ne règlera rien. Il faut travailler sur la perte de lien car vous avez peur de vous retrouvez seule et de n’avoir plus personne vers qui vous tourner. Pourtant il va falloir accepter l’inéluctable, la perte fait partie de la vie et c’est elle qui nous fait avancer. D’un point de vue analytique il va falloir comprendre d’où ça vient et pourquoi c’est apparu. Un décès ? Une séparation ?

      J'aime

      1. Ok merci pour votre réponse. Mais pourtant, je suis extrêmement solitaire, j’adore être seule, j’en ai besoin même, c’est un peu contradictoire du coup?
        Parfois, j’ai l’impression que je me sentirai coupable s’il arrive qqch, en réalité j’ai souvent cette sensation que ma présence entraîne le malheur et la souffrance aux personnes que j’approche..mais je n’arrive pas encore à comprendre exactement ce ressenti et donc à trouver les mots exacts 😦

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s