Les histoires de l’été – « Arrêt sur image »

« Arrêt sur image » par Fly’Moon

Arrêt sur image,
une pause dans ma vie.
Un défilé de séquences,
des acteurs en jeu.

Angle de vue flouté ou prise de conscience ?

Arrangement de scénario, les masques tombent…
Silence ! L’écho du porte-voix résonne dans ma tête,
Action ! C’est à moi, vertiges du premier rôle,
Clap ! j’entre en scène…orientation du projecteur et l’ombre fuit :
c’est la consécration,
Oscar, César ? Allez chercher votre récompense,
Pour moi ce sera l’espoir ….  de mon meilleur rôle féminin

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« Arrêt sur image » par Lili

Mes petits pieds bronzés s’enfoncent dans le sable mouillé, je les fixe. J’attends que la prochaine vague les enfonce un peu plus, je reste immobile jusqu’à ce qu’ils disparaissent, j’attend le plus longtemps possible en me demandant si ainsi je finirais par disparaître toute entière.

La Voie lactée. La casserole sur fond noir d’encre. Le « sagittaire » sur la gauche. J’ai mal au cou. Le spectacle m’aspire. Parfois des voies m’appellent je ne répondrait que lorsqu’elles paniqueront, seulement là je sortirait de ma cachette de nuit. Seulement là je sortirait de ma fugue vers les étoiles. J’aimerais tellement avoir un télescope.

Le frein à main est relevé. Autour de moi des sièges vides en velours bleu marine, ils ont dit que ce ne serait pas long… Ils ont laissé une vitre ouverte à l’avant, côté passager, une ouverture minuscule de quelques centimètres, je vais aller y respirer. Je meurs de chaud, c’est long, trop long… Je me brûle, je pleure.

Face à moi une grande feuille de dessin, un verre d’eau toute marron, des pinceaux qui trempent. J’ai fini. C’est une jolie maison dans une prairie colorée. Je suis fière, c’est joli. Le vent tourne, j’ai peur, dans quelques secondes les yeux rivés sur mon œuvre  je recevrai une gifle, mon nez va saigner, et des giclures rouge s’abattront sur le toit de la jolie maison dans la prairie.

Sous le canapé, dans l’ombre il y a un serpent avec des cornes, immobile. Il me fixe avec sa grande tête cornue. Personne ne me crois.

Les mains autour du coup de ma mère, j’enfonce sa tête sous l’eau, ses cheveux bruns immergent comme les tentacules d’une pieuvre, jusqu’à ce que son visage réapparaisse en surface. C’est mon tour, des bulles autour de moi, l’eau est verte émeraude, je panique elle m’enfonce. Elle est si calme, on se noie. Je ne voulais pas aller avec elle si loin dans la mer, je ne savait pas nager le drapeau était rouge. Je le voyais flotter au loin, un point rouge qui indiquait le danger.

Une commode en bois, une Vierge immense posée dessus. La lumière de  d’après-midi à travers les volets envoie sur elle des traits oranges criblés de milliers d’atomes brillants comme des paillettes de toutes les couleurs.

Je me lève je l’enroule dans un tee-shirt blanc trop petit pour elle. Je l’a déteste, et pleine de culpabilité je la range dans un tiroir de placard. Je ne veux plus la voir. Je serais punie pour ça, d’une manière ou d’une autre! J’en suis sûre.

Dans mon petit tablier jaune fleurie il y a une demie douzaine de petits « rats » imberbes roses- gris. Je les transporte en courant, je veux les épargner d’une mort certaine ces petits bébés lapin. Je cours vers une destination inconnue, jusqu’à ce que me heurte à des cuisses épaisses sous une jupe. Il faut les rendre. Au cours de l’année nous les mangeront tous. Il y a toujours trop d’os, je n’aime pas ça. Je n’accepte de manger que leur petit cœurs gris par la cuisson, dans une soupe de pâtes abcdaire.

Un coquelicot rouge, autour des mauvaises herbes. Sa tige grasse poilue est dans mes mains. Comment une si jolie fleur peut-être aussi l’aide au touché? Je me méfierais toujours des coquelicots, je ne les ramasserait plus jamais. À jamais ils représenteront pour moi la superficialité.

 

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« Arrêt sur image » par Mary

Une journée de printemps qui semble ordinaire jusqu’au moment où!!!!!

Jeanne, un peu contrariée par le rêve de cette nuit, ne sait vraiment que penser, habituée à analyser ses rêves, celui ci n’a pas la même portée.

La journée est ensoleillée et pourtant, quelque chose l’ennuie. Elle n’arrive pas à déterminé, à mettre un mot ou un nom sur ce qu’elle ressent. Elle décide donc de se rendre en forêt comme a l’accoutumée lorsqu’elle ne peut résoudre un problème.

Jeanne adore ce lieu de calme, d’énergie. L’atmosphère qui y règne l’a transporte vers d’autres cieux, d’autres rivages, d’autres expériences que peu de personnes connaissent ou vivent.

Elle prépare son sac à dos, y met une bouteille d’eau, une collation, son gsm et l’a voilà prête pour sa rencontre avec la nature.   Elle a une heure de trajet, qu’elle fait avec plaisir parce qu’on l’attend.

Qui?

Ha cela reste une énigme, elle sait qu’elle doit y aller, sa petit voix intérieur qui l’a pousse  » vas-y! »

Tout le long du trajet, Jeanne  pense à son rêve. Pourquoi est il aussi obstinant, enivrant, ténu?

A l’orée du bois, Jeanne se prépare, met ses bottes, son sac à dos en place, elle ferme la voiture . Comme à chaque fois qu’elle entre dans ce bois, elle formule secrètement des ou un vœux. Cette fois – ci ses vœux sont :  » Pourquoi suis-je ici ? Que veux me dire le rêve de cette nuit? »

Voici son incroyable « rêve – rencontre – réalité ».

j’emploierai le «Je » pour Jeanne

Comme on entre dans une église, solennellement J’ entre dans le bois, fait le vide dans ma tête, dans mes ressentis. Un grand moment est à vivre ici et maintenant, je le sais, je le ressens dans mes tripes , dans mon cœur. J’y ai découvert un endroit énergétique assez incroyable, et cela depuis 2 ou 3 ans maintenant.

Je vais vous raconter l’expérience que j’y ai vécue.

Lorsque je suis en baisse d’énergie et d’entrain, je me rends dans la forêt.
Avant d’y enter, je remercie les esprits, les fées et tout autres êtres, de me recevoir en ce lieu. Je demande si je peux vivre quelque chose d’extraordinaire?

J’entre donc, je me dirige vers mon centre énergétique, j’y dépose une bouteille d’eau minérale, je demande « un transfère d’énergie de la terre à ma bouteille ». Je me présente à un endroit bien spécifique, je laisse la nature œuvrer sur ma personne. Cela prend un certain temps, lorsque je ne ressens plus rien, je vais me reposer près d’un arbre guide, requinquée en énergie . Cet arbre est au centre d’un cercle, lui même entouré d’autres arbres. Cet arbre a des racines apparentes, je demande si je peux m’y asseoir, sans vraiment attendre de réponse , j’entre en méditation. Pour se faire , je m’isole du bruit extérieur, j’écoute les chants d’oiseaux qui y sont à foison.

Comment traduire en mot ce que je ressens, il n’y en a pas ! Arrêt sur image!

Adossée à l’arbre, j’y prends appui.
Je me suis sentie enveloppée de l’énergie de l’arbre, je ne faisais plus qu’Un avec lui et la nature . Bien lovée sur mon arbre, en total symbiose avec l’énergie protectrice de l’arbre, ma petite voix me dit  » ouvre les yeux », et j’obtempère.

Juste devant moi, à +- six mètres, un jeune cerf s’approche du lieu où je me trouve. Il renifle, suit la trace de mon odeur, nos regards se croisent , il ne me voit pas.

Il s’approche à trois mètres, là où j’ai laissé mon sac à dos, ma bouteille d’eau. Il est intrigué, il ne me voit pas, alors que nos regards se croisent à nouveau.

Il s’approche à deux mètres, à ce moment précis, je sens que l’énergie de l’arbre se retire doucement, son enveloppe protectrice remonte vers l’arbre au dessus de ma tête .

Le jeune cerf croise de nouveau mon regard, il semble étonné de me voir. Lorsqu’il réalise qu’il est trop près de moi, il s’enfuit en sautant et en bramant.

Je ramasse ma bouteille, l ‘eau est chargé en énergie son aspect a changer, elle est plus sirupeuse, visqueuse.

Le temps suspend son vol, je reste là me posant la question «  as tu vécu ce que tu viens de vivre ou est ce un rêve ?

Il y a des moment «  hors temps ». Des moments de pur bonheur. Des moments que l’on ne peut garder pour soi au risque de……………………….

Mais ce moment fut pour moi, à moi !

Il est temps de quitter ce lieu magique, en remerciant tous les êtres qui peuplent cette forêt.

Rêve ou réalité, en tout cas son histoire onirique lui conseillait d’aller en forêt .

Était ce un rêve prémonitoire ?

Jeanne reste convaincue que le message de cette nuit lui a permis de vivre cette merveilleuse aventure.

 

polaroid

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8 réflexions sur “Les histoires de l’été – « Arrêt sur image »

  1. Lili, c’est chouette la manière dont tu as présenté le titre sous forme de différents clichés, ça fait un joli effet.
    Mary, j’aime beaucoup le thème de la spiritualité, les énergies de la nature… et c’est vrai, heureusement qu’il y a ces moments magiques où l’on se sent « connecté » 😉

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  2. Mon coeur qui s’emballe.
    Mon estomac qui fait des noeuds .
    Je suis fort troublée.
    Beaucoup d’émotions !
    Merci de ce partage!

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  3. ces 3 textes si différents reflètent chacun à leur facon le thème « arrêt sur image »; à travers chacun, on ressent cette émotion qui a été la votre lors de l’écriture. On peut la vivre à travers vos mots; merci pour ce partage qui n’a pas dû être facile; surtout que vous ouvriez le bal!

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  4. Très beaux textes! Merci à toutes les 3 de nous avoir fait penser un bon moment. Des mots riches en émotions et pourtant si différents et quelque part tellement intimes. Merci.

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  5. Merci à vous trois, chères auteures, pour ces beaux textes, pour cet agréable moment de lecture mais surtout de partage. Beaucoup d’émotions différentes ressenties.
    Merci d’avoir ouvert le bal, pas facile, j’imagine. Même pas peur. lol

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