Ecole privée ou école publique ?

Voila un grand sujet qui intéressera les parents pour la rentrée prochaine dans le public ou la rentrée suivante dans le privé.

Privé / public ? Public / privé ? quelle prise de tête pour les parents ! Certains s’insurgent « moi j’ai fais toute ma scolarité dans le public, je n’en suis pas mort et j’ai même réussi à faires des études ! », d’autres « ohlala le public c’est catastrophique on tire nos enfants vers le bas, pas question de ça pour les miens »… D’autres n’ont pas le choix, question de moyens, bien que soyons francs les écoles privées ne sont pas toujours aussi chères qu’on le dit, ce qui coûte le plus cher souvent c’est la restauration scolaire (appelée aussi « cantine » lol) sauf pour quelques écoles élitistes.

En ce qui concerne le privé je vous parlerai de ce qu’on trouve en majorité, c’est à dire des écoles catholiques, sous convention d’Etat, qui applique le programme officiel et qui font passer les diplômes nationaux.

A la maternelle les différences privé/public ne se voient guère, d’autant qu’à ce niveau dans le public on trouve encore une grands mixité sociale, riches, pauvres, ouvriers, cadres très sup se côtoient sans grandes difficultés. L’absentéisme des enseignants est faible, si les apprentissages (dits compétences) sont plus exigeants aujourd’hui il reste néanmoins que la maternelle reste un grand fourre-tout d’apprentissage des règles sociales et scolaires qui viennent en complément de l’éducation parentale.

Au primaire commence la sélection. Pour entrer dans une école privée en primaire, il faut commencer à montrer patte blanche. L’enfant a t il des troubles des comportements ? A t il acquis toutes les compétences ? Bien sûr certaines écoles privées prennent un peu tout le monde, ce sont en général celles qui font « peu » payer la scolarité (autour de 350 à 400 €/an hors cantine), non pas par charité chrétienne mais parce que l’établissement n’ayant pas de super résultats, toute famille qui paye est la bienvenue. Les autres, celles qui commencent à sélectionner, voient leur tarif s’envoler (autour de 1200 € mini/an hors cantine). Les écoles privées huppées vous diront qu’elles prennent aussi des enfants peu favorisés, c’est vrai, à partir du moment où ils ont eu de très bons résultats.

Dans le public, la question ne se pose pas. L’enfant dépend de l’école de secteur, il « passe » automatiquement en primaire quelque soit son niveau de compétences ou ses difficultés relationnelles.

Mais deux différences commence à apparaître : les enseignants du privé ne sont jamais en grève, ce qui n’est pas le cas dans le public (encore qu’en primaire ça va) et le programme sera fini, sous entendant par là que TOUT le programme aura été vu, alors que dans le public on ne cesse de vous dire « bon on ne l’a pas vu mais ce n’est pas grave, comme il le refont l’année prochaine, de toute façon ils auront abordée cette notion », sauf que l’année d’après et bien comme le programme ne sera pas fini, certaines notions ne seront jamais vues.

Et c’est comme cela qu’en passant du public au privé lors de l’entrée au collège, les gamins sont totalement perdus et doivent bosser encore plus pour rattraper leur retard.

Alors pour l’entrée au collège, ça se corse dans le privé. Beaucoup de parents confrontés aux absences des enseignants, aux programmes non finis et aux problèmes entre enfants rarement pris en charge finissent par se résoudre à mettre leur gamin dans le privé. Sauf que pour entrer en 6ème dans le privé, il faut déposer un dossier dès l’entrée en CM2 voire pour certains collèges réputés dès l’entrée en CM1. La date dépassée, il n’y quasi plus d’espoir sauf sur un collège moins côté.  Pour le public, l’enfant dépend du collège de secteur, si il a eu la moyenne en CM2, que les compétences sont acquises, il passe au collège et on n’en parle plus. Pour le privé, il va falloir remplir un dossier dans lequel on vous demande les bulletins de CM1 et CM2, de préciser quelles sont les difficultés qui ont été rencontrées par votre enfant , de décrire l’enfant dans son caractère… Puis vous passer un entretien. Sachez que les premières dates des entretiens concernent les enfants que le collège veut inscrire et que plus vous passez tard l’entretien dans le temps plus cela veut dire que vous être proche de la liste d’attente.

Il se passe alors quelque chose d’extraordinaire dans le privé désormais : on planifie dès l’entrée en 6ème les chances de réussite au brevet. Je m’explique. Avant il fallait que l’enfant qui entrait en 6ème aient les compétences et une bonne moyenne générale, ce qui, statistiquement, signifiait qu’il avait toutes les chances d’avoir son brevet. Mais comme aujourd’hui la plupart des bonnes écoles publiques comme privées arrivent à 100 % de réussite au brevet, il faut désormais avoir le plus de mentions bien et très bien pour se démarquer, alors les enfants doivent avoir une moyenne générale plutôt proche de 14 à l’entrée en 6ème et la préférence sera donnée à ceux qui ont plus.

Alors que dans le public on prend ce qui dépend du secteur. Et pas toujours avec joie, car il existe des collèges publics qui ont un fort taux de réussite au brevet. Ce n’est pas qu’il n’y a pas de mauvais élèves, c’est que ceux là, comme dans le privé sont priés d’allez voir ailleurs dès la fin de la 4ème. Une moyenne générale en dessous de 13/14 en 4ème (dans le privé), paf merci de mettre votre gamin ailleurs… sous entendu dans le public. Une moyenne générale à 10 (dans le public) ? Une petite orientation pro vous en pensez quoi ? Bon je vous rassure dans les collèges des quartiers moins favorisés que l’enfant passe avec 10 ou 16 tout le monde s’en fout, il passe, il aura son brevet (ou pas) et le nombre de mentions -si tout le monde aimerait bien en avoir un max- si déjà les gamins ont leur brevet tout le monde est bien content.

Mais pourquoi les parents tentent-ils à tout prix de mettre leurs enfants dans un collège privé ? Parce que…. au collège les grèves se multiplient, parfois pour de bonnes raisons disons le vu les budgets alloués à l’éducation. Les programmes c’est toujours la même histoire… Ah oui, surtout dans le public il faut qu’un prof soit absent 15 jours pour qu’il soit remplacé. Dans le privé, si un prof est absent il est remplacé dans les 2 jours et si vraiment on ne trouve personne on fait appel à la bonne volonté parental, il y a bien un parent qui a fait des études supérieures dans le domaine concerné, ça dépanne bien. De plus, certains gamins sortent du primaire avec un bagage de harcèlement, racket, violences subies… que les directeurs n’ont pas vraiment traités (j’ai plein d’exemples) et les parents ne veulent plus de cela. Dans le privé, le gamin se fait insulter à la récré, on l’isole à la cantine, on lui pique son téléphone ? Il suffit que les parents appellent pour que dans l’heure qui suit tous les protagonistes sont convoqués, sermonnés et punis. Les parents des petits monstres sont avertis et convoqués et si il y a récidives les gamins sont virés. Ca se règle vite et bien. Pas de vague, la réputation de l’établissement en dépend. Ne croyez pas qu’il ne se passe rien, si si, mais on le tait et on règle sans en parler. L’Eglise c’est comme l’armée, le grand silence.

Les gamins triment, parce que dans le privé, devoirs, devoirs, devoirs… Pas 10 minutes par jour, mais 2 heures chaque soir… Ne croyez pas que du coup tout est facile pour tous les gamins, parce lorsque vous êtes d’un niveau social moyen de se confronter à des ami(e)s qui à 13 ans se font jusqu’à 150 € d’argent de poche par semaine ou qui vous racontent à chaque retour de vacances leurs voyages aux Bahamas… Mais qui en contre partie sont livrés à eux mêmes toute la semaine, avec des parents partis à 7h du mat’ et revenus à 23h pour garantir le train de vie, il devient vite complexant de comparer ce que vivent certains et ce qu’on vit soi. Idem pour les invitations aux anniversaires (oui ça se fait encore au collège).

On a les mêmes choses dans le public, mais c’est moins visible.  Parce que dans le public les ados aiment porter des vêtements avec des marques bien visibles alors que dans le privé on est prié de faire profil bas, alors on porte des vêtements dont la marque est quasi invisible mais qui sont reconnaissables entre mille. Les codes ne sont de toute façon pas les mêmes (sac Longchamp pour les filles dans le public, sac Vanessa Bruno dans le privé, doudoune Canada Goose dans le public, PJS dans le privé..). Mais dans le privé tout change arrivé en fin de 4ème. Hola faudrait pas qu’un gamin nous rate la mention bien. Alors de plus en plus je vois des collégiens avec une moyenne générale de 13,5 se faire pousser vers la sortie en fin de 4ème . Ils devront soit intégrer le public, soit intégrer un collège moins huppé mais aussi moins regardant sur la sélection. En 3ème ça se corse. Fini l’épanouissement de l’élève, fini les exposés qui ouvrent l’esprit. Pression, pression, pression. Dans le privé un seul but, précisé lors de la réunion des parents en début d’année, que l’enfant ai son brevet avec la meilleure mention. Dans le public, pression, mais pas trop, toujours pas de devoirs ou si peu, et si t’as ton brevet c’est cool. Bien que selon les quartiers et les villes, on puisse retrouver une visée élitiste.

A la fin de la 3ème, dans le public l’ado passe en seconde si il a eu le niveau (le brevet ne comptant en rien dans le fait de passer et d’ailleurs on passe même sans le brevet si on a les notes nécessaires). L’ado a fait ses choix d’orientation mais la majorité des parents -face parfois aux ados qui ne savent pas quoi faire- poussent vers une filière générale en visant S bien sur ! Dans le privé, le passage en seconde est plus difficile. En effet, si le lycée se situe dans le même établissement, il est clair que la sélection va se faire à l’entrée. Pour vous donner une idée, dans le collège public pas loin de chez moi il y a 11 troisièmes et au lycée public, il y a 11 secondes, 10 premières et 10 terminales. Dans le collège privé pas trop loin, il y a 6 troisièmes (on a commencé à 10 sixièmes), le passage au lycée voit 5 secondes, puis 4 premières puis 3 terminales. On écrème. Facile d’avoir de bons résultats quand on ne garde que les meilleurs. Donc ce n’est pas qu’un lycée privé vous garantie que votre gamin aura le bac, c’est parce que votre gamin a un très bon niveau que le lycée privé le garde. Car là aussi, le but est d’avoir des bacs mais avec le plus de mentions possibles. Les lycées privés sont majoritairement des lycées généraux, il existe quelques lycées pro qui sont d’ailleurs mal vu par les établissement généraux. Dans le privé, passer en pro ou en technologique c’est sortir de la voie royale. Dans le public, l’ado est passé super. Pas de redoublement possible alors en fin d’année avec 9,5 de moyenne générale il passe en première et en première même avec un moyenne à 6 il passe en terminale, il se débrouillera à la fin. Dans le privé les gamins sont orientés dès l’entrée en seconde, ici les parents sont convoqués d’office lorsque l’orientation parait aberrante. Dans le public, ton gamin veut faire S alors qu’il a 9 en maths et en SPC/SVT, ok ! Il y a de forts risques qu’il se plante au bout, certains se réveilleront si si, d’autres sont condamnés à souffrir face aux échecs répétés lors des évaluations et au bac.

Mais j’ai oublié d’écrire un truc super important. En lycée privé, si jamais un élève admis en seconde perd ses moyens et voit ses résultats chuter, la direction négocie avec les parents. Soit l’élèves part à la fin de la seconde, soit il continue ses cours dans le lycée mais ne passe pas le bac via l’établissement. On lui demande alors de s’inscrire en candidat libre afin que si jamais il se plante il ne soit pas dans les statistiques du lycée. Image de haut niveau avant tout.

 

Ah oui je voulais aborder une question importante, deux mêmes : la drogue et la délinquance. Une maman me disait il y a quelques jours qu’elle n’avait pas envisagé qu’il puisse y avoir de la drogue dans les établissements. Ah la la, ces parents qui vivent dans un monde de bisounours (j’ai eu le même modèle qui ne savait pas qu’au lycée les gamins étaient en âge d’avoir éventuellement une pratique sexuelle  « pas mon fils ! »… que dire ?). Bref, drogue : soyons clairs et nets, il y a PLUS de drogues dans les collèges et lycées privés que dans la majorité des établissements publics. Pourquoi ? Parce que dans le public les familles et les gamins n’ont pas l’argent pour s’acheter régulièrement du cannabis. Je ne vais pas vous dire qu’il n’y en n’a pas, si il y en a, y a même des gamins défoncés dès le matin qui dorment sur leur table. Mais il y en a moins. Par contre, en dehors de l’établissement les gamins parfois se débrouillent bien pour trouver de l’argent (non je ne parle pas de prostitution je vous rassure).  La délinquance ? Vous pensez agressions, rackets, viols ? Bon le racket il y en a je pense à peu près partout, mais je dirais surtout au collège pas trop au lycée. Et il a lieu en général hors des murs, dans la rue. Les agressions ? Et bien ça dépend ce qu’on appelle « agression ». Dans le public, il y a pas mal de règlements de compte avec coups de pieds, poings dans la gueule… Mais omerta totale. Dans le privé, y a pas (ou peu) mais il y a…. les réseaux sociaux ! Or dans le privé, le harcèlement et les bashing par réseaux sociaux est très très développés. Dans le public, il y a encore pas mal de gamins qui n’ont pas de portables ou qui ont un vieux trucs et souvent avec un forfait pourri. Dans le privé, l’IPhone est la base, avec le maxi forfait. Les agressions sexuelles ? je ne saurais dire, bien qu’à chaque fois que j’en ai entendu parlé c’était dans le privé et plutôt dans des collèges où on retrouve les gamins que les établissements sélectifs n’ont pas voulu ou dont le public ne veut plus.

Alors me direz vous ?

Alors je dirais que dans le privé les élèves apprennent mieux et plus. Ils développent plus leur esprit critique, mais ils se retrouvent entourés d’enfants qui ont les mêmes compétences qu’eux, mais il y a une très forte pression qui ne convient pas à tout le monde et on ne peut pas dire que les enfants soient bien considérés. Soyez conscient que c’est très sélectif et que votre enfant, même bosseur, peut se faire éjecter de son établissement.

Dans le public, c’est cool, trop parfois. Cela convient mieux aux gamins qui ne supportent pas la pression et qui apprécient d’avoir des contacts relationnels avec leurs profs. Après il y a d’autres difficultés, comme une violence qui est souvent mal prise en charge par les établissements. Par contre, mixité sociale pas si présente que cela et qui parfois tend à tirer vers le bas.

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Question bouffe. Parlons en. Dans le privé, sur toute la France, il n’y qu’un seul fournisseur accrédité par le diocèse. La bouffe est très chère (autour de 8 euros le repas) et vraiment mauvaise. Dans le privé, la plupart des établissements sont passés en liaison froide, donc prestataire extérieur, ce n’est pas super, beaucoup ne mangent quasi rien, mais au moins ça coûte beaucoup moins cher.

Je l’ai peut être déjà écrit plus haut, je ne me souviens plus, mais sachez que dans le public il existe des fédérations de parents d’élèves qui permettent de faire passer des messages à la direction et aussi pour les parents de savoir ce qui se passe. Dans le public, les parents d’élèves ont leur mots à dire, après la direction en fait ce qu’elle veut bien sûr, mais les échanges existent vraiment. Dans le privé, les associations de parents d’élèves sont tolérés, mais elles ne sont pas obligatoires. Donc si ça fait trop de vagues, la direction peut interdire l’association. Ici pas d’échange, aucune possibilité de s’exprimer pendant les conseils de classe et surtout aucune critique possible.

 

Alors vous me direz (bis) il y a d’autres systèmes éducatifs, comme les trucs Montessori et consorts. Alors Montessori c’est surtout en maternelle. En primaire pas vraiment, car Mme Montessori n’avait pas vraiment planché sur la primaire. Et au collège, ça n’existe plus. Certains établissements tentent de développer un système collégien mais sans théorie de base derrière. Les écoles Montessori coûtent cher (environ 6000 €/an). On vous balance que Zuckenberg et je ne sais plus qui sont issus d’écoles Montessori. Certes, mais c’est oublier tous les autres qui ne sont jamais devenus personnes sauf eux mêmes, tout du moins je l’espère. Pour avoir eu quelques patients Montessori, en général des surdoués qui n’étaient pas adaptés au système éducatif classique, il s’avère que ce n’est pas si épanouissant que cela. Et surtout n’oubliez pas qu’au bout le gamin doit avoir acquis les compétences requises pour passer au niveau supérieur, donc pas de note, pas de vraiment de profs, mais au bout des évaluations comme en maternelle « normale ».

Bon si vous avez des question auxquelles je peux répondre, vous savez comment faire. Et je en doute pas que vous aurez à cœur de nous faire partager des expériences soit qui confortent soit qui infirment ce que j’ai écrit.

 

 

 

 

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8 réflexions sur “Ecole privée ou école publique ?

  1. Bonjour super l’article. J’y ai appris beaucoup de choses. Bon moi, j’avoue que cette question m’énerve souvent (mais à tord car si un jour j’ai des enfants faudra que je m’y intéresse). Mes parents avaient largement la possibilité de nous payer une école privée mais ils ne l’ont pas fait simplement car mon école, puis mon collège et lycée étaient situés à 5 minutes de la maison et aussi pour faire des économies. Ils accordaient une grande importance à l’école donc automatiquement j’y ai accordé une grande importance moi aussi.
    Ce qui m’a très souvent embêté, énervé c’était les remarques de la part des collègues et des amis « ah non mais moi le public jamais, comment avez vous osé? « !.

    J’ai parfois l’impression que les parents se trompent de problème. Mon collège et mon lycée étaient classés derniers de mon département. Pour cause, ils étaient installés au cœur de « cités défavorisés. J’avoue avoir un jour pleuré en me retrouvant en 4eme avec plein de garçon de 16/17ans. Finalement j’ai vécu les plus belles années de ma vie (pour l’instant) et j’ai été une élève brillante. Il y avait aussi beaucoup d’autres brillants qui n’ont jamais eu peur d’échouer dans la vie (ca n’effleurait même pas leur esprit comme quoi ça dépend vraiment de la pression de leur environnement) à cause de la mauvaise réputation.
    C’est vrai que Ça aurait pu mal tourner car j’ai d’abord été victime d’harcèlement, de racket cet car je faisais partie des intellos rare. Finalement ma confiance en moi, mon recul, ma maturité à l’époque ect ont fait que j’ai réussi à m’imposer et à m’en sortir (j’usais de créativité pour manipuler/ être amie avec ces « méchants »). Bref Je n’ai jamais été influencé par les élèves pourtant très bordéliques (même si Oui j’ai fait qqs bêtises à la con) , mes parents m’ont lâchés tes vite niveau suivi mais je bossais quand même seule, j’ai eu aussi des profs excellents. Pas la majorité mais ca allait. Alors sans doute aurais je peut être appris plus de choses dans le privée,qu’il y aurait eu un suivi quand je me suis faite harcelée mais pour moi ce sont des expériences de la vie et j’ai tjrs été sure que j’allais réussir ma vie simplement si je le voulais.
    Dans ma classe, nombreux étaient les élèves à partir vers le privé. Je n’ai jamais compris pourquoi les parents optaient pour cette solution ! Soit l’enfant n’est pas bon alors dans ce cas inutile de le forcer à aller en S, soit il n’est pas motivé et il faut chercher la raison.
    Pour moi, le simple fait que les parents fassent confiance à un enfant, lui donne confiance en lui, lui accorde de l’attention et de la valeur, le stimule en dehors de l’école et lui explique l’importance de l’école ça suffit. Aussi, j’ai pas l’impression qu’en mettant une telle pression aux enfants, on arrive à savoir de quoi ils rêvent au fond eux. Bon ça booste le marché de la reconversion mais bon lol.

    Bref Je suis contre ce système de privé (avis personnel) car on s’éloigne des problèmes (si les profs sont absents, il faut chercher les vrais raisons et trouver des solutions…ect), parce que je trouve qu’une seule École rassemblerait plus tout le monde (moins de divisions, de différences..) et surtout parce que le privé ne responsabilise pas les élèves (tout le monde te pousse à bosser alors que ça devrait venir naturellement, le cadre est trop fort). Mais ce ne sont que mes avis. Il y a aussi ce que vous avez dit Vergi concernant le fait que le privé « dégage » les moins bons. Le public à ca de bien que les élèves peuvent tjrs se réveiller oui en terminale. J’ai énormément d’exemples.

    Maintenant c’est clair que si je me trouve dans une région où les profs sont absents tous les jours alors oui je mettrai mon enfant dans le privé (surtout au primaire) sans hésiter. Il ne va pas non plus payer parce que je suis contre ce système lol. Si y’a des dysfonctionnements a un instant t, on ne peut pas faire autrement parfois.

    Sinon je voulais aussi ajouter que dans bcp de collèges et lycées publics la pression est parfois souvent très terrible.

    Bref voilà j’avais juste envie de partager mon expérience 🙂

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    1. J’entends ta demande de régler le problème de l’absentéisme des profs, mais cela fait des années que cela dure et ce ne sont pas les parents qui font changer les choses, même malgré leurs pressions. Alors quand on ne peut changer un système, on va voir si l’autre n’est pas mieux.
      Pour les enfants, il y a des bases, la confiance bien sûr, mais ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas nécessairement pour l’autre du fait des différences d’environnement, des problématiques familiales, des projets anticipés… mais aussi face à une Société qui fait semblant de dire que les notes ça ne sert à rien et qu’il faut que l’enfant soit détendu, mais qui à la fin de la scolarité exige des relevés de notes ^pour entrer à la fac ou la mention au bac pour être recruté sur un job. Alors les parents ne sont pas dupes, ok, la pression eux n’ont plus n’en veulent pas/plus, mais ils voient ce que le système va réclamer à leur enfant et du coup ils entretiennent la course aux résultats.

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  2. Ouhla sujet sensible, attention, vous n’allez pas le croire.. moi meme j’ai du mal? mon experience du public avec un mome MDA…Avec notre petit asperger, on est d’une grande naiveté semble t il (on sort tous les deux , parents ,du public et pour ma part j’ai meme fait le cobaye d’une ecole normale pendant ma jeunesse, j’ai trouvé ça génial ) Donc on a tenté la 6e en cité scolaire de 1000 momes cette année… (parce que secteur, parce que grand frere encore la, parce qu’a 5 minutes de chez nous). ….Autant il a pu passer une reintégration en année de CM2 benie des dieux paiens du public , aucun retard aucun soucis aucun grognement ( alors qu’on l’avait descolarisé pendant 2 ans juste avant pour les bilans)…, autant cette année j’ai du porter plainte au niveau national pour le proteger d’un harcèlement hargneux (le sale mome a ete suivi par un educ spe direct, il se trouve qu’ill avait jete une gosse dans l’escalier en plus de taper sur le mien tous les jours), par contre l’avs notifiée depuis deja 1 an pour mon schtroumpf MDA n’est arrivée que fin sept pour se mettre en congés maladie au bout d’une semaine, en s’excusant pour boubou qui est trop gentil mais elle n’avait pas le choix… et dans la série, la ref handicap de l’académie ET l’inspecteur ref handicap de l’académie sont en arret… sisisi resultat on n’a toujours pas le document d’accompagnement ie GEVASCO (reunion organisée en Janvier quand mon fiston a fini par aller voir le protal pour lui dire que si ca continuait ca ne serait plus possible pour lui de lutter contre toutes ces idees noires…je vous laisse imaginer ma tete quand la doc scolaire m’a appele en personne pour souligner les tendances suicidaires de mon gamin… qui m’a dit « oui mais maman ils ne font rien c pas juste alors bon moi je leur dis ce que je vis »…) , nous sommes en fin d’annee toujours pas de suivi ou d ‘accompagnement, les profs ont « oublié » parce que choupinet est sage et tranquille , ne fait pas un bruit et n’a aucun problème d’apprentissage, Ils ont oublié mes rdv un par un aux rencontres parents profs! mais par contre inconsciemment ils n’ont pas oublié… ils auraient ‘parié’ qu’il etait asperger …. declaration a haute voix ironique en conseil de classe fin mars devant mes yeux hallucinés …je me suis collé déléguée… mais je nne porte pas le meme nom que fiston alors la brave prof de francais qui n’est pas tres physionomiste en plus d’etre un peu betasse avait oublié que j’etais La mere du zouzou, elle s’est excusee apres cela dit ..platement…. bon… oui là je l’avoue je suis prete a faire des trucs pas catholiques pour le faire rentrer dans le petit lycee privé de la rue d’a coté. J’ai d’abord deposé un dossier en Octobre dernier , parce qu’apres un mois de catas on avait deja pris la mesure du desastre annoncé, il a de supers notes, et ne bouge pas une oreille, mais bon , MDA? et puis comme dit vergi il faut rentrer dans le privé dès la 6e et etre pistonné , pas demander a rentrer en 5e…..c’est trop tard, alors j’ai dit a zouzou , t’inquietes pas , pas de risque que tu redoubles, personne ne redouble et tu es en tete de classe meme sans avs, alors next year t y vas quand tu veux, on s’en fout,.
    Il est autonome , il jouera a minecraft et dormira plus tard, college public a la carte , un jour sur deux ou sur trois…. et qu’avec les profs qu’il apprécie. Saulf qu’il culpabilise deja… Cela dit, au moins il n’aura pas d’infections urinaires au bout de deux semaines de cours…., parce qu’un toilette sur 5 est ouvert seulement (vigilance attentat + personnel de nettoyage en arret , on ne peut pas surveiller dans les couloirs ou les etages donc on ferme les acces toilettes). Tout ca pour dire qu’on demande une intervention du SESSAD avec la pedopsy , pour dans 3 ans, peut etre, elle a halluciné, littéralement devant le récit de l’année.
    C’est pire que tout, pire qu’affligeant , c’est de la mise en danger, non assistance, et surement pas de l’ecole intégrative.

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    1. Wouah année pleine de pèripéties c’est le.moins qu’on.puisse dire !
      Alors dans le privé les toilettes qont ouverts mais inondès et sans PQ : les gosses s’amusent à dèboîter les cuvettes et evider les rouleaux dans les toilettes (mais ça aussi.ils le.font dans le.public). Certains gosses.se retiennent toute la journée…
      Dans le privé, les MDA, les dys
      …pas de problèmes tant qu’ils sont calmes et arrivent à surnager, mais l’accompagnement et les consignes a l’oral, oh la faut pas trop demander.

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  3. Voila exemple typique de ce collège public dont le prof d’histoire a fait l’impasse sur toute une partie du programme de 3ème, partie qui a été le sujet du brevet !
    Le rectorat rappelle que la totalité des programmes doit être vu dans l’année. C’est vrai qu’en maths du coup au collège en 3ème c’est une nouvelle notion à chaque cours, mais entre les absences personnelles, les absences pour formation, l’idée que le sujet ne tombera pas, l’idée que ce n’est pas important ou que ce sera vu l’année d’après, fait que les élèves cumulent les lacunes.

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    1. Il n’y a pas de possibilités pour les élèves qui passent ou le brevet ou le bac d’avoir les cours manquants ? Je pense notamment à internet. Etant donné que pour beaucoup de collèges et lycées tout est informatisé , que les élèves ont accès à leurs notes, devoirs etc via internet, il pourrait y avoir aussi la possibilité de laisser un accès au programme de leur niveau ?

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  4. Sujet de saison avec les résultats des exams qui tombent ces jours-ci ^^
    Pour avoir fait ma scolarité dans le privé (jusqu’à la prépa), je dois avouer que le portrait est assez fidèle même si en fait n’ayant jamais eu de difficulté à maintenir une bonne moyenne j’ai surtout apprécié mon petit collège et mon petit lycée de 3 classes par niveaux pour tout les à-cotés non scolaires (UNSS, proximité avec les profs…).
    Cela dit structure privée catho et en plus exclusivement féminine au départ, ça voulait pas dire que les gamines étaient très tendres ni que les profs pouvaient y faire grand chose …. et puis je me souviens bien qu’en terminale, on avait traité aucun des 3 sujets d’histoire géo qui sont tombés au bac, comme quoi !

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