Le psy idéal

Au moment de consulter un psychologue, les futurs patients se demandent qui ils doivent consulter, sous entendu « à qui se fier ? ».

Parfois les patients arrivent par le bouche à oreille, mais ça reste assez rare car ceux qui sont déjà patients répugnent assez 1. à dire qu’ils suivent une psychothérapie et 2. à partager LEUR psy.

La question serait de savoir ce qu’est un bon psy pour soi. En fait personne n’en sait rien tant que vous n’avez pas essayé.

Je sais qu’il est barbant de répéter sa demande et sa vie, mais il n’est pas inintéressant de voir 2 ou 3 psys pour savoir lequel vous conviendra le mieux. Sauf bien sûr si vous avez « accroché » avec le premier.

Alors je sais il y a plein de courants théoriques en psychologie. Et avant d’aller voir un psychologue on ne sait pas à quel courant il appartient. Si tant soit peu il appartienne encore à un courant spécifique (et non alternatif), car avec le temps je pense qu’un psy se libère de ses carcans et prend un peu chez tout le monde. Et en fait, pour tout vous dire, que le psy sorte d’une école freudienne ou lacanienne ou autre n’a pas vraiment d’importance en soi pour la qualité du travail. Ca en aura par contre sur la façon dont vont se tenir les séances, mais ça nous l’avons déjà vu dans un autre article.

Je vois parfois des patients qui arrivent en primo séance en m’expliquant que je suis le 5ème psy qu’ils voient parce qu’ils ne trouvent personne qui leur convienne. J’ai pour habitude de dire qu’au bout du 3eme psy ce n’est pas que les psy ne convienne pas c’est que le patient ne convient pas aux psys. Soit ce patient en devenir n’est pas prêt, soit il a des attentes qui sont directement liées à sa problématique, soit il relève de la psychiatrie et non de la psychologie.

Il y a aussi des patients qui ont tout lu, tout compris et qui sont plus psy que le psy et ceux là tant qu’ils n’ont pas trouvé un psy qui les laissera dire, monologuer sans intervenir et sans même les regarder, ils ne trouveront que des psys qui fatigueront très vite et les pousseront vers la sortie. Ce qui leur vaudra une image des psys assez négative.

Car vous le savez une psychothérapie c’est un contrat, une alliance même. Une alliance psychothérapeutique qui vise à ce que la patient s’engage à exprimer (à sa façon et parfois dans le silence) et que le psy s’engage à écouter et interpréter / analyser.

Chaque personne qui consulte a des attentes différentes à l’égard d’un psychologue. Certaines personnes ont absolument besoin d’un psy qui leur parle, ces personnes doivent être dans l’échange pour avancer. D’autres au contraire, aspire au monologue dans le silence. D’autres encore ont besoin de sentir le regard sur elles et d’autres fuient le regard pour pouvoir se sentir libres de s’exprimer…

Chacun son psy et chacun son idéal de psy.

Alors du coup lorsqu’on vous dit que ce psy est nul, difficile de savoir si c’est vrai ou si c’est juste parce qu’il ne répondait pas à l’idéal de psy de telle personne. Je ne vais pas vous dire qu’il n’y a pas de psy nul, non, comme dans toutes les professions ils y en de bons et de moins bons psys, c’est comme ça. Mais souvent un patient ou ex patient va considérer que la personne qu’il a rencontré n’était pas super juste parce qu’elle ne lui convenait pas à l’instant t.

Combien de psychologues entendent de leur patient (qui a changé de psy) « ah oui mon psy précédent me l’avait dit aussi ». Et de là à se demander si en fait leur psy n’était pas si nul que cela, juste qu’au moment où l’information leur était parvenue à l’esprit ou au moment où l’interprétation avait été proposée, ils n’étaient tout simplement pas prêt à s’ouvrir ou à entendre.

Parfois des personnes ne contactent et me disent « je n’en peux plus de mon psy, voila ce qui se passe, vous en pensez quoi ? ». A moins d’une faute majeure, ce qui peut arriver, je ne peux que renvoyer le patient vers son psy afin qu’il lui exprime ses doutes, sa vision ou qu’il pose les questions qu’il vient me poser à moi. On voit ici les attentes du patient, venir se faire confirmer que son psy est nul, que la souffrance du patient n’est pas prise en compte etc. mais on lit aussi que ce patient n’ose pas parler à son psy coincé qu’il est dans son transfert ou dans son idéal du psy.

L’idéal de psy change avec l’avance de la psychothérapie. En effet, un patient qui trouve son cheminement fini par ne plus avoir envie de travailler avec son psy, non pas parce qu’il est incompétent ou devenu incompétent, mais parce que l’approche ne convient plus désormais. Ainsi un patient en face à face peut se sentir désormais assez fort pour ne plus avoir besoin du regard de son psy, il peut alors entamer une psychanalyse. Beaucoup de psychologues peuvent le proposer, mais c’est parfois le moment de changer de psy de la même façon qu’on a changé de perception sur la vie.

Donc l’idéal du psy, la quête du psy idéal pour soi, fait partie intégrante de la problématique du patient. Elle est d’ailleurs informative. Pourquoi avoir envie de consulter une femme plus qu’un homme (et vice versa) ? Pourquoi avoir besoin de quelqu’un qui répond plutôt que quelqu’un de silencieux ? Et beaucoup d’autres questions que le futur patient peut déjà se poser avant même de commencer. Cela lui donnera des informations sur son propre mode de fonctionnement.

Car la recherche du psy idéal ce n’est que la recherche du parent idéal.

 

psychology

 

 

 

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47 réflexions sur “Le psy idéal

  1. Tu termines par une phrase intéressante :  » la recherche du psy idéal n’est que la recherche du parent idéal ».
    Ça ouvre le champs de réflexions sur soi, sur notre quête, nos attentes… merci !
    Est ce qu’un psy a nécessairement fait un travail sur lui même ? Psychanalyse ou thérapie psy ou sinon échange t-il avec ses confrères pour des sujets qu’il lui ferait écho avec un évènement douloureuse de sa vie personnelle ? Comment gère t-il cela ?

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    1. En fait il n y a aucune obligation.. sauf pour obtenir une reconnaissance europèenne des diplomes qui nècessite alors une supervision.
      Mais la plupart des psy onr fait une thérapie ou une analyse. La supervision en France n est pas obligatoire sous couvert que le « psy » partage simplement ses expériences avec un collègue.

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      1. Ok merci pour ta réponse.
        Tu évoques la psychanalyse comme éventuelle suite à une psychothérapie. C’est destiné à quel type de patients ? Quel est l’objectif d’une psychanalyse ? Et comment ça se met en place par rapport à une thérapie classique ? Le psy dans ce cas a t-il une position différente ? La psychanalyse m’intrigue car je ne comprends pas le principe. …

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  2. Est ce qu’il serait faux de dire que le psy idéal n’existe à cause du transfert ? Et que l’on a juste en face de nous une personne en qui on a confiance ou pas.

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      1. Après l’avoir posté, je me suis aussi dit qu’elle n’était pas claire.
        En fait, je me dis que le patient a tjrs une certaine attente vis à vis de son psy. Le psy n’y répondant pas, il ne peut être un idéal. Et que ce serait cette alliance qui ferait en réalité toute la différence ?!

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        1. Huuum tu mets la charrur avant les boeufs. Il faur du temps avant que le patient prenne conscience de sa quête d idèal et plus encore pour qu il en sorte. L alliance est un contrat : tu m écoutes, je réflechis.

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        2. Mais lorsque tout d’un coup le transfert négatif surgit alors qu’il avait été positif pendant un certain nombre de temps, ce qui fait que le patient va tout de même continuer sa thérapie c’est dû à l’alliance et non plus à la quête de l’idéal, non ?
          Ou alors c’est un peu comme un test: si je fais ca, tu restes avec moi ou pas ?

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        3. Si le transfert est positif il ne devient pas négatif. Mais à un moment le patient va êtte plus distant car le transfert diminue, il avance vers la sortie de sa thérapie.

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        4. Le fait qu’il m’arrive parfois de lui en vouloir parce qu’il ne répond pas à me demande comme je l’aimerais ne fait donc pas parti du transfert négatif. C’est trop de positif en fait lol.
          Et l’idealisation s’arrête en même temps que la thérapie ? Si elle persiste c’ est que la problématique n’est pas réglé?

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        5. Ah ben non le transfert s arrête avant la fin de la thérapie. Mais Jung n avait pas tort sur une chose : ns transférons tjrs un peu sur tout le monde (même après une psychothèrapie)

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  3. Ça me paraît étrange de supporter de continuer une psychothérapie en présence d un transfert négatif. Payer pour avoir la chance de passer une heure avec qqun qu’on ne supporte pas. C est pas fun.

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    1. Oui mais en fait ce n est pas avec lui que le.patient règle ses comptes mais avec un parent ou une situation. Il faut que le.patient dèpasse ce transfert. Et lr.psy aspire à ce que ce soit dépassé rapidement parce que c est désagréable.

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  4. Bonjour Vergi… Petite question: j’ai arrêté de voir ma psy depuis avril 2017 quelques semaines avant d’accoucher car elle me sentait prête et bien (j’ai eu un suivi de 2 ans à raison d’une fois par mois) depuis je souhaite la revoir même si je suis bien. Cela me manque les RVS, est-ce normal? est ce que je devrais la recontacter, je sais qu’elle me faisait un bien fou (j’ai tellement avancé dans mon cheminement) Son regard/écoute me manque je pense, en même temps je vais la souler si je la rappelle non? Céleste-31 ans

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  5. Je ne comprends pas pq j’ai tellement besoin de ma psy … je devrais m’en sortir seule elle m’a donné pas mal de clefs ..même si elle m’a dit « A bientôt » j’ai l’aide d’amies très à l’écoute alors pq ce besoin d’elle ? Que lui dire à part mes états d’âme qui doivent la saouler … souvent je trouve les réponses seule … et avec elle lol ou avec toi ..alors pq ce manque ? Je déteste dépendre … mais aujourd’hui , depuis que j’ai commencé une thérapie , j’ai l’impression que c’est devenu une nécessité que je n’ai plus de remparts … que je trouve hélas aussi la plénitude en buvant quelques verres questions de m’assommer … pour ne plus réfléchir … j’aimerais arrêter de souffrir mais je ne vois pas comment … j’en ai marre .. ce soir je viens de passer ma dernière soirée en famille! demain je tournerai une page ! moi j’en souffre lui je ne suis pas certaine! je devrais m’en foutre … sans doute d’une certaine façon car je pars …
    je suis saoulante avec toutes ces idées qui me passent par la t^te !! Peur de vivre sans lui sans mon passé .. et pourtant j’en rêve aussi …

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    1. De toute évidence tu es loin d avoir finie ta psychothérapie. Tu l as dis tu es dèpendante, tu as besoin de clefs mais ça c est au début d une thérapie le ou la.psy donne des clefs mais ensuite c est au patient de trouver seul les clefs. Or tu n en n es pas encore là et tu as peur maintenant que tu es arrivee a cette phase : comprendre et retoruver les clefs sans que quelqu un d autre te les donne.

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  6. Bonjour Vergi, La question posé par le précédent post m’interpelle… Pouvez-vous y répondre svp? hâte d’avoir votre réponse ^^ Bon we,

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    1. Donc en gros si j’ai bien compris, puisqu’une psychothérapie n’est jamais totalement terminée, on ne peut pas totalement se détacher de son psy mais c’est pourtant l’indépendance du patient vis à vis de son psy qui lui permettra de mettre fin à un travail, qui lui ne sera jamais réellement abouti… ça donne mal au crâne lol

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      1. Ah non ce sont deux choses diffèrentes. Le transfert va ne plus exister (ou le.moins possible) et il n y a plus d attachement au psy (et puis le.psy te pousse dehors c est sont rôle de parent idéal). Après il reste tjrs des trucs à régler, soit se met en place une psychologie analytique d approfobdissement soit une.psychanalyse, mais on vit souvent très bien sans.

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  7. Je lis depuis un certain temps, et là j’ai envie de commenter.
    Je ne saisis pas vraiment le sens de cette phrase « Mais en fait une psychothérapie n est JAMAIS finie… »

    => Est ce que l’idée que l’on travaille toute notre vie sur nous et c’est ce sens ?
    ou alors
    => On devrait faire une thérapie tout au long de notre vie, mais en changeant de professionnel au fur et à mesure que l’on sent qu’il ne nous correspond plus, pour continuer d’évoluer ?

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  8. Le psy te pousse dehors ? Mon psy va me jeter à la porte en quelque sorte ? C’est pour cela qu’il ne vaut mieux pas s’attacher à son psy. Comme ça je ne serai pas jetée ni abandonnée.

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    1. Non confonds fin de psychothérapie et transfert. Le psy te pousse dehors que tu as atteints les buts que tu t étais fixés. Parce le patient prend des habitudes, hésite parfois encore à s élancer seul, il a des doutes, or le patient doit se rendre.compte qu il se débrouille très bien tout seul.
      Maintenant on ne s attache pas a son psy, ce n est ni un ami, ni un parent… c est du transfert. Pas de transfert, pas d avancée.

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  9. Bonjour Vergie. Une fois ma psy m’a dit que j’avais un bon quotient cognitif, ça veut dire quoi précisément… je ne peux pas lui demander car je ne l’a vois plus … Merci et belle journée!

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  10. J’ai une connaissance qui m’a relaté un fait réel avec sa praticienne à savoir :

    En séance, la patiente évoque qu’elle doit vendre sa voiture (car elle a besoin de cet argent) pour faire un voyage sur plusieurs mois…
    La praticienne (qui a besoin d’une voiture) achète la voiture de sa patiente.

    Je me pose la question si cela se fait dans la pratique, ou si vous Vergi vous le feriez ?

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    1. Non pas du tout je ne le ferai pas… au premier abord. Car au second tout dépend de ce que vendait la patiente. Si c est une modèle rare ou que le prix est très intéressant, le psy reste un humain qui achète aussi des véhicules.
      Maintenant il est évident que ça crée un lien particulier et dans ce cas il vaut mieux que la psy propose (et c’est un euphémisme) à la patiente d’aller consulter quelqu’un d’autre. Je n’ose imaginer ce qui se passerait si la voiture présentait une malfaçon…
      Ici se pose la question de savoir si la psy avait besoin d un véhicule ou si elle achète (« paye ») pour procurer de l’argent à sa patiente qui pourrait ainsi réaliser son projet. Dans ce second cas le contre transfert n est pas géré et même vu.
      Bref, non vaut mieux pas.

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      1. Merci Vergi pour votre réponse.

        Moi quand j’ai entendu cette connaissance me dire ça, j’ai trouvé que ce n’était pas une bonne idée. Je me suis dit il y a tout le passif de la patiente dans la voiture, et je trouvais que la praticienne n’aurait pas du faire cet achat. J’en ai parlé à ma psychologue qui trouve que ce n’est pas un souci en soi, que les psys sont des humains, et que c’est juste un acte formel à faire en fin de séance. Quant à la connaissance, elle disait que lorsqu’elle irait en séance, elle verrait sa voiture sur le parking et elle en était contente.

        Je me dis que si j’étais psy je n’irais pas acheter la voiture de mon patient et que cela modifie le lien. Car même, si le psy l’achète parce qu’elle lui plait ou que le prix est intéressant, ou qu’il sait que la voiture est bien entretenue et qu’il bénéficiera d’une voiture qui lui convient. Je ne suis pas sûre que dans la tête de la patiente, les choses se passent aussi simplement. Donc, je ressentais le besoin de vous le demander.
        Merci pour votre réponse.

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  11. Salut Vergi,
    Je constate en séance que lorsque je m’exprime et plutôt quand j’évoque un souvenir ou relate un évènement, je ne regarde pas la psy dans les yeux par contre j’observe, tout en parlant, les objets autour d’elle, une lampe, un bloc tiroir, un cadre, la fenêtre… je décortique vraiment l’objet dans les moindres détails, à tel point qu’elle tourne la tête pour voir ce que je regarde. J’ai l’impression que je fais ça, pour me centrer sur moi et éviter d’être influencé par une possible interprétation de son regard et me concentrer à parler. Par contre quand elle s’exprime, je soutient son regard sans problème. Est ce que cela pourrait signifier que j’ai peur du jugement des autres ?

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    1. C est une généralisation un peu rapide. Mais en tout cas tu as peur du jugemeny de ta psy mais cela relève du transfert (de qui crains tu le regard en fait ?).
      Mais je te rassure beaucoup de patients font cela !

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      1. Oui certainement de mes parents qui n’ont jamais approuvé ma réelle personnalité. Mais l’homme peut-il s’affranchir totalement du regard de ses parents ?

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  12. Par rapport au choix du psy que ce soit un homme ou une femme, m’importe peu par contre il faut qu’il ou elle soit plus âgé que moi, j’ai l’impression (certainement à tord) que le psy a plus de chance d’être compétent, plus expérimenté…est ce que c’est encore une histoire de transfert ?
    D’ailleurs je recherche plutôt la compagnie de personnes plus âgées que moi (j’ai 40 ans) pour trouver une certaine maturité chez l’autre dans les échanges. Par contre je ne recherche pas à me faire materner, je n’aime pas ça, que l’on me traite en enfant.

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  13. Je ne parle jamais à mon psy et quand j’ouvre la bouche c’est pour lui crier dessus. Je ne sais pas pourquoi, je lui ai dit à plusieurs reprises qu’il devait m’oublier, mais il ne m’écoute pas et revient toujours me chercher, je suis en hôpital de jour, et donc ne peut pas l’éviter, ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais il connaît mes planques comme il dit. Je lui ai dit que je ne suis pas soignable, et qu’il ne fallait pas m’approcher car je porte la poisse, qu’il lui arrivera malheur, et peut être même mourir, je suis un démon, une sorte d’horreur, nulle, et j’en passe. Pourquoi est-ce -qu’il revient toujours me chercher ? Je lui ai déjà demandé mais il ne répond jamais à mes questions.

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